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Oubliettes ouvre à nouveau ses portes ; nous vous souhaitons la bienvenue.
Merci d'éviter de privilégier les Sang Purs.

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 Adonis Kepingski

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Date d'Inscription : 29/07/2011
Messages : 3304

MessageSujet: Adonis Kepingski   Lun 15 Fév - 17:49


Adonis Kepingski
citation, quote, lyrics, paroles, une phrase.



ft. Mathias Lauridsen

dix-sept ans

Gryffondor

7e année
Every human life is worth the same

PRÉNOMS ET NOM : Adonis, le bel enfant de la mythologie, fruit de la consanguinité, dont la majorité des problèmes sont causés par les demoiselles. Ignotus, illustre ancêtre fier de son sang et respectueux des traditions. Kepingski, un nom qu'il porte avec fierté pour tout ce qu'il représente pour lui.

DATE ET LIEU DE NAISSANCE : le 16 mars 1980, au manoir familial d'Irlande du Nord.

STATUT DU SANG : Sang-Pur, un statut que sa famille veille à protéger quel qu'en soit le prix depuis des générations.

SITUATION SOCIALE : protégé par son sang, Adonis attend de voir l'évolution de la situation à Poudlard, peu inquiet par les événements qu'il trouve pourtant horribles.

ALLÉGEANCE : traditionnellement neutre comme sa famille qui l'interdit de prendre parti, Adonis ne serait en réalité pour aucun des deux camps, qu'il trouve trop extrémistes dans leurs idées.

EMPLOI : élève de Poudlard de 7e année, il est également apprenti auprès de son grand-père pendant les vacances, apprenant les secrets de la création de balais volants.

STATUT AMOUREUX : célibataire, Adonis s'est toujours fermé aux relations de ce genre, craignant plus que tout d'aimer une sorcière de sang impure. Il tente toutefois souvent de séduire les jolies sang pures, sans pour autant se donner beaucoup de mal.

GROUPE : hogwarts is our home.

CRÉDITS : tumblr, gifs hunt


BAGUETTE MAGIQUE : en bois d'aubépine, elle contient un ventricule de dragon, mesure 32 centimètres et est plutôt souple.

EPOUVANTARD : la créature des cauchemars d'Adonis est le sinistros, qui, d'après des histoires de famille, aurait annoncé la mort de son arrière-grand-père. Depuis qu'il en a entendu parler, Adonis craint plus que tout d'en voir un, allant jusqu'à craindre les chiens en général.

PATRONUS : c'est avec une grande fierté que Adonis a vu son patronus prendre la forme d'un flamand rose, qu'il sait lié à une expérience de métamorphose sur son meilleur ami, qu'il avait transformé en hybride homme-flamand rose.


Moqueur Impulsif Audacieux Loyal Passionné Arrogant Protecteur Direct Sociable Prétentieux.

que pense ton personnage de la situation actuelle ? Comment-vit-il la guerre ?
Cette guerre, Adonis aurait voulu qu'elle n'éclate jamais. Il aimait la situation du monde magique, la diversité du sang ne le dérangeait pas, au contraire, mais il appréciait également que les sang purs soient une société à part, une sorte d'élite magique. La vérité, c'est qu'il ne veut pas d'un gouvernement qui massacre les sorciers d'origine moldue et certains sang mêlés, qui ne sont quant à eux que peu respectés. Mais il ne voudrait pas non plus une victoire de l'Ordre du Phénix, qui prétend stupidement que les sorciers de toutes les origines valent autant, car pour lui, les sang purs ont définitivement plus de noblesse.


001. Il a toujours sur lui un vieil appareil photo Polaroïd magique avec lequel il photographie absolument tout. 002. Il a naturellement confiance en lui et peut parfois intimider les autres. 003. Il n'hésite jamais avant d'agir et se retrouve donc souvent dans des situations compliquées. 004. A la recherche de la sang pure parfaite, il drague toutes celles qu'il trouve, peut importe la résistance de la demoiselle ou un autre prétendant déjà sur le coup. 005. Il a grandi dans le monde du Quidditch et ne pourrait envisager de ne pas réussir dans cette voie. 006. Il adore embêter son vieil elfe de maison. 007. Mangeant pour quatre à chaque repas, on lui demande parfois comment il peut garder la ligne. 008. Très compétiteur, il est prêt à tout pour gagner. 009. Il ne supporte pas que l'on dise du mal ou que l'on fasse du tord aux membres de sa famille et peut réagir très violemment si cela se produit. 010. Parfois peu perspicace, il voit mieux les choses à travers ses photographies qu'avec ses propres yeux.


hominum revelio
IRISCAROCONNEXION 5j/7

ÂGE : dix-neuf ans FUSEAU HORAIRE : France, dans le nord. TON AVIS SUR PI : Le contexte est super intéressant, et ça fait du bien de voir un forum clair. COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? Petit lien tombé sur skype. PERSONNAGE : personnage inventé UN DERNIER MOT : écrire ici.




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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Lun 15 Fév - 17:49




Poussant fièrement la porte en bois où l’on pouvait lire « Kbroom » gravé en lettres d’or, Adonis invita James à entrer avant lui, refermant ensuite la lourde porte derrière eux. Amusé devant l’air ébahi de l’autre garçon, il s’empressa de prendre une nouvelle photo, se moquant bien qu’il trouve cela étrange. Devant eux s’étalaient une bonne cinquantaine de balais posés sur leurs socles, n’attendant que d’être enfourchés. « Je te présente les Kbrooms. Celui-là, c’est le tout premier qui ait été fabriqué par le grand-père de mon grand-père. » Expliqua Adonis, les yeux brillants d’excitation en attrapant l’antiquité d’une main sûre pour la tendre à James, qui semblait en avoir perdu l’usage de la parole. « Et là-bas, on a la collection pour enfants. Ils montent de cinquante centimètres à un mètre cinquante, en fonction de l’âge visé. Tu as déjà volé ? » Lui demanda-t-il finalement, curieux de savoir si son nouvel ami avait cette passion en commun avec lui. Et sinon, Adonis comptait bien l’initier à ce sport dangereux et prenant qu’était le Quidditch. Mais il remarqua toutefois que James avait soudain l’air mal à l’aise. « Je... Non, jamais. Ma mère préfère que je reste pour l'aider. Elle a peur que je me blesse. » Adonis acquiesça, compréhensif. Il ignorait ce que la mère de James voulait qu’il l’aide à faire, mais il était prêt à parier trois balais que ça n’était pas aussi intéressant que de voler sur un balai. Aussi, il fit quelques pas pour attraper l’un des balais avant de revenir vers James, lui tendant le balai sans lui demander son avis. « C’est le Kbroom 11, le modèle parfait pour un premier vol. » Adonis lâcha ensuite le balai, qui flottait à la hauteur de James, attendant d’être enfin enfourché. Le garçon l’avait alors regardé, sans savoir quoi lui dire, et Adonis lui sourit, sachant parfaitement comment cela allait finir. Et James lui donna raison quelques secondes plus tard, approchant finalement le balai, l’effleurant d’abord du bout des doigts avant que le balai ne vienne se loger dans sa main, l’incitant à l’enfourcher. Un grand sourire apparut sur le visage de James, qui n’attendit pas une seconde de plus pour donner au balai ce qu’ils voulaient tous deux. « C'est génial ! On dirait qu'il n'attend que ça ! » Adonis s’empressa d’immortaliser ce premier vol à l’aide de son fidèle appareil photo, tandis que James montait en altitude. Il entendit alors des pas se rapprocher jusqu’à ce que son grand-père ne pénètre dans l’atelier, restant un instant ébahi devant la scène qui se déroulait dans son atelier. « Je peux vous aider ? » Dit-il alors d’une voix forte en direction de James, qui revint aussitôt au sol, balbutiant des excuses incompréhensibles sans pour autant lâcher le balai. Adonis l’arrêta d’un signe de la main. « Saz, voici James. James, je te présente mon grand-père, qui a fabriqué presque tous les balais ici présent. James n’avait encore jamais volé, alors je me suis dit qu’il était de mon devoir de l’initier. » Expliqua calmement Adonis, conscient que cela n’aurait l’air d’une bêtise de sa part uniquement s’il s’en excusait et le présentait comme tel. « Très bien, tu peux revenir quand tu veux. Mais pas trop souvent tout de même. » Lui dit Saz d’un ton bourru en faisant demi-tour pour retourner dans les profondeurs de l’atelier. Adonis le connaissait par coeur, et il savait qu’il n’y avait aucune vraie colère dans le comportement du vieil homme. Il haussa donc les épaules, se tournant à nouveau vers James. « Je crois qu’il t’aime bien. »

Le cours de défense contre les forces du mal se termina enfin, et le bruit des chaises reculées précipitamment vint briser le silence lourd qui pesait dans la salle depuis une heure. A moitié endormi sur son livre, Adonis ne réagit que lorsque James lui donna un violent coup de coude dans les côtes pour l’inviter à se lever et à le suivre jusqu’à leur salle commune. « Vas-y, je te rejoins, j’ai un truc à faire avant. » Annonça-t-il en se redressant malgré tout, fourrant sans plus d’attention son bouquin dans son sac tout en cherchant du regard la demoiselle qu’il savait de sang pur de source sûre. Glissant son sac sur son dos tout en attrapant son appareil photo de l’autre main, il déposa ses photos de l’après-midi dans la poche intérieure de sa robe de sorcier. Ce cours avait été tellement ennuyeux qu’il n’avait pu y prendre aucune photo, et c’était ça, la vraie perte de temps pour lui. Sortant de la salle rapidement, il aperçut finalement la demoiselle, une dizaine de mètres plus loin, seule. C’était sa chance. Courant presque pour la rattraper par le bras, il la força alors à se retourner vers lui, confiant. « Salut, je.. » Mais avant qu’il n’ait pu aller plus loin, elle le coupa, sans répondre rien qu’un peu au sourire charmeur qu’il lui avait adressé. « D’après le nouveau décret d’Ombrage, tu n’as pas le droit de me toucher, ni de m’approcher de si près. » Ça commençait mal. Étonné d’être ainsi rejeté, ce qui ne lui arrivait pas souvent, Adonis leva malgré tout les mains en reculant d’un pas, signe de sa bonne volonté. « Si tu veux, mais on s’en fiche de ce qu’elle dit. » Elle leva les yeux au ciel, et Adonis ne put s’empêcher de lever son appareil photo pour prendre un cliché de ce moment inouï dans sa vie. « Eh, ne me prend pas en photo ! Et va plutôt embêter quelqu’un que tu intéresses, comme cette fille là-bas, celle qui glousse en te regardant, tu ne devrais pas la louper. » Ses camarades de classe étaient depuis longtemps habitués à sa manie de prendre absolument tout en photo, et rares étaient ceux qui réagissaient avec autant de violence. Abandonnant, Adonis compris que cette fille là était loin d’être la sang pure parfaite qu’il recherchait, et regarda malgré tout dans la direction qu’elle indiquait, au cas où ce soit une piste qui vaille le coup. « Celle-là ? Jamais, c’est une.. enfin.. » Il se tut face au regard dégouté de la demoiselle, qui semblait hésiter à le gifler, sans comprendre ce qu’il faisait de mal, à part dire la vérité. « Une née moldue ? Tu es vraiment pitoyable. » Compléta-t-elle avant de tourner les talons, s’éloignant rapidement de lui tandis qu’il évitait de regarder dans la direction de la jolie née moldue, pour ne pas garder en tête son beau sourire. Non, jamais il ne pourrait rien que lui adresser la parole, ça serait trop dangereux. Il ne voulait même pas imaginer ce que lui ferait sa famille s’il venait à les trahir ainsi. Retournant d’un pas rapide jusqu’à la salle commune des Gryffondor, Adonis se laissa finalement tomber dans un canapé à côté de James, répondant à son regard interrogateur en lui donnant simplement la photo de la demoiselle.

Le claquement de la porte d’entrée se refermant réveilla Adonis en sursaut, qui se redressa brusquement, tentant d’émerger de son sommeil pour comprendre ce qu’il se passait. L’ouï fine, il entendit des paroles précipitées, presque chuchotées, et repoussa lentement ses draps pour entre-ouvrir la porte de sa chambre. Il entendait des voix masculines, celles de son père et d’un autre homme, et après quelques secondes, la voix de sa mère se joignit à eux. Attrapant sa baguette magique qu’il alluma et son appareil photo, il descendit lentement l’escalier pour se rapprocher des voix. « .. il va falloir être très prudents, renforcer les sécurités autour de la maison.. » disait la voix de son père, tandis qu’un autre homme lui répondait : « J’ai déjà rendu le domaine incartable.. » et d’autres choses qu’Adonis ne parvint pas à entendre. Il reconnut cependant la voix de son oncle, qui avait dû être celui qui avait claqué la porte quelques minutes auparavant. Inquiet face à ce soudain besoin de renforcer leur sécurité qui ne pouvait attendre le lendemain, Adonis décida d’arrêter de se cacher, descendant pour les rejoindre. « Adonis ! Tu devrais retourner te coucher. » Lui dit aussitôt son oncle, sans lui laisser l’occasion de dire quoi que ce soit. Il aurait pu se vexer d’être ainsi congédié dans sa propre maison s’il n’avait pas vu la peur dans le regard de son oncle. Pour la première fois de sa vie, il refusa de céder au désir de prendre une photo. « Laisse-le, Aetius, il est majeur à présent, il a le droit de savoir, il doit savoir. » L’oncle d’Adonis hocha la tête pour montrer son mécontentement, mais ne dit rien, respectant la décision de son aîné. « Le ministère est tombé, le Seigneur des Ténèbres est au pouvoir, et je pense qu’il y aura des changements à Poudlard pour ta dernière année. C’est très important Adonis, tu ne dois pas prendre parti, et surtout ne fait rien qui pourrait déplaire aux mangemorts. » Acquiesçant, incapable de répondre à son père, Adonis regretta un instant de ne pas être resté sagement dans son lit, dans l’ignorance jusqu’au lendemain. Bien sûr, il n’avait aucune raison d’être inquiété par le régime du Seigneur des Ténèbres, mais il ne voulait pas avoir à s’allier avec lui, s’il lui demandait. Sans qu’il ne s’en soit rendu compte, son père avait recommencé à parler à toute vitesse avec son oncle, et sa mère lui glissa une tasse de thé dans les mains. Sans réellement savoir pourquoi, il pris une photo de cette tasse. Il voulait garder un souvenir de cette nuit, mais était incapable de regarder ses parents ou son oncle en face. Après quelques minutes, ou quelques heures, il ne savait pas vraiment, il était remonté dans sa chambre, tentant quelques instants de se rendormir avant de se lever à nouveau. Il découpa un morceau de parchemin qu’il fit porter à James par son hibou. Dessus, il avait simplement écrit : « Tu es au courant ? »




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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Mer 17 Fév - 16:23

1990. Après des heures de voyage, le Poudlard Express atteignait enfin sa destination, avec à son bord une bonne dose d’enfants surexcités à l’idée qu’un chapeau vienne lire dans leurs têtes. Parmi eux se trouvait Adonis, qui rangeait précipitamment dans sa robe flambant neuve quelques photos qu’il avait pris durant le trajet tout en se levant de son siège. La plupart des clichés mettaient en scène son meilleur ami, James Chatterton, un jeune garçon qui partageait sa passion pour le Quidditch, et sa soeur jumelle, Artemis, qui serrait son chat dans ses bras comme certains serrent des peluches. James, lui, avait décidé d’abandonner son hibou avec leurs valises, et tous trois étaient descendus du train. Animé d’impatience et d’appréhension, Adonis avait finalement embarqué sur une barque censée l’emmener à Poudlard. Il ne put s’empêcher de prendre une photo du géant qui les accompagnait, bien qu’un coup d’oeil d’Artemis avait tenté de l’en dissuader. Mais écouter ce qu’on lui recommandait ne faisait pas parti de ses habitudes, et Adonis doutait que le géant le jetterait à l’eau pour une photo. Une dizaine de clichés plus tard, le jeune garçon posait finalement le pied sur la terre ferme, échangeant un sourire complice avec son meilleur ami, tout aussi impatient que lui de découvrir Poudlard. Les nouveaux élèves entrèrent enfin dans la célèbre Grande Salle, où ils se rangèrent les uns derrière les autres pour se faufiler entre les deux tables centrales. L’un des professeurs dit quelques mots qu’Adonis n’écouta pas, trop occupé à graver chaque détail dans sa mémoire, comptant sur son appareil photo pour l’aider à se souvenir de tout, et après quelques instants, la cérémonie de répartition commença. Trop rapidement à son goût, James fut appelé, et croisant les doigts de sa main gauche, Adonis utilisa sa main droite pour prendre quelques photos du grand moment de son acolyte. Le choixpeau se décida sans hésitation pour Gryffondor, et le visage d’Adonis se fendit d’un large sourire tandis qu’il croisait le regard soulagé de James. Pour lui, c’était presque d’avantage une formalité qu’une véritable répartition. Quelques autres furent appelés, et vint ensuite le tour d’Adonis. Avant de s’asseoir, il prit un cliché du professeur tenant le choixpeau, prêt à lui poser sur la tête, exaspéré par le comportement du jeune garçon, ce qui provoqua une vague de rire dans la Grande Salle. Il prit ensuite place sur le tabouret, et l’instant de vérité arriva. Priant de toutes ses forces pour rejoindre son meilleur ami, il n’en croyait presque pas ses oreilles lorsque le verdict tomba finalement : Gryffondor. Souriant, il rejoignit James tandis qu’Artemis était appelée à son tour. Dans quelques secondes, le trio serait à nouveau réuni. Adonis releva son appareil photo, cadrant sa jumelle, prêt à immortaliser l’instant, mais lorsque le choixpeau parla à nouveau, l’effroi l’avait paralysé, l’empêchant de prendre la moindre photo. Son regard s’assombrit tandis qu’il posait l’appareil sur la table. James lui donna une tape sur l’épaule qui se voulait sans doute réconfortante, mais qui ne fit qu’aggraver son envie de vomir. Il refusa de relever le regard pour voir sa jumelle s’asseoir à cette maudite table, celle des Serpentard, des sorciers qui tournaient mal. Non, il devait y avoir une erreur, ce n’était pas elle, ça.


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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Ven 19 Fév - 17:08

1995. En arrivant dans son dortoir, Adonis avait été surpris de ne pas y trouver son allié de toujours. Il ne l’avait déjà pas aperçu au petit déjeuner, ni au cours de potions, ni dans leur salle commune, et à présent, il n’avait pas la moindre idée d’où pouvait se cacher James Chatterton. Il avait alors sorti de la poche intérieure de sa robe de sorcier les photographies qu’il avait pris au matin, y cherchant un détail qui lui aurait échappé. Il y avait d’abord une photo où l’on voyait les garçons de son année se réveillant difficilement, puis ces mêmes garçons prenant leur petit déjeuner. Ensuite, le cours de potions, où Luke s’était coupé avec son couteau, et finalement, sa propre potion, joliment réussite. Non, Adonis devait être trop distrait, mais il ignorait à quel moment il avait perdu la trace de James. Peut-être était-ce au moment où il regardait la douce silhouette de cette fille qui lui faisait tourner la tête depuis des semaines, mais il n’avait même pas pensé à prendre une photo de ce moment, preuve de sa distraction passagère. Il avait rangé les quelques clichés dans une grosse boîte qu’il mettait sous son lit, puis il était redescendu dans la salle commune en compagnie de son devoir de potion franchement demandé par son professeur, convaincu qu’il pourrait s’en débarrasser en quelques minutes. Il avait donc noté religieusement « Les propriétés des larmes de phénix dans les potions. », qu’il avait souligné une fois. Puis une deuxième fois, sans trouver l’inspiration. Il avait ensuite écrit « Les larmes de phénix ont la propriété de pouvoir guérir n’importe quelle blessure en quelques instants. », et après avoir regardé son parchemin pendant de longues minutes, il avait ajouté « Elles sont cependant très rares et difficiles à trouver. » Puis il avait posé sa plume, épuisé par cet effort. La vérité était qu’il n’y avait rien de plus à dire sur les larmes de phénix, comment le professeur voulait-il qu’ils pondent cinquante centimètres là dessus ? Adonis s’était laissé tomber contre le dossier du fauteuil de la salle commune sur lequel il était assis, se saisissant de son appareil photo. Il pris un cliché d’un préfet qui semblait faire la morale aux plus jeunes, amusé par cette scène, puis son regard fut attiré par l’entrée de la salle commune, où il vit enfin apparaître James Chatterton. Il immortalisa aussitôt ce moment, puis se saisit de la photo, qu’il observa un instant. Air triste et furieux en même temps, cela ne ressemblait pas du tout à James, et Adonis avait dû regarder plus intensément pour être sûr qu’il avait bien pris son meilleur ami en photo, et non pas un quelconque dépressif hargneux passant par là. Mais non, c’était bien lui. « Jaaames ? » Avait-il appelé en relevant la tête, invitant son ami à s’asseoir à côté de lui pour lui conter ses malheurs. Aussitôt, son meilleur ami s’était exécuté, venant s’affaler à ses côtés. « Mauvaise journée, elle a rompu. Encore. » Adonis n’avait pu s’empêcher de rire devant l’expression dépité de James. Ce bourreau des coeurs incompris le ferait décidément toujours rire. Il avait alors fouillé dans son sac, sortant un cliché mettant en scène son meilleur ami, un bec de flamand rose à la place du nez, qu’il lui tendit, fier de lui. « C’est tout ce que tu as trouvé pour me remonter le moral ? » Lui avait répondu James, se saisissant malgré tout de la photo, qui lui arracha un rire exaspéré. Ce cours de métamorphose où Adonis s’était retrouvé à tenter de transformer son meilleur ami en oiseau était devenu mémorable pour eux. « Au moins, ça fonctionne. » Avait simplement répondu Adonis, un sourire au coin des lèvres.


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Dernière édition par Elladora Kepingski le Dim 21 Fév - 18:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Dim 21 Fév - 17:18

1996. Un coup violent frappé sur sa fenêtre avait réveillé Adonis en sursaut. Instinctivement, il avait tendu la main vers sa baguette magique, cherchant du regard le responsable du boucan. Intrigué, il s’était levé pour se rendre jusqu’à sa fenêtre, qu’il avait ouverte. Frappé par la chaleur de l’été, il avait mis sa main en visière pour se protéger du soleil. Il avait alors aperçu les responsables de son réveil précoce, en voyant deux jeunes filles de son âge, voletant sur des balais. En le voyant, sa soeur jumelle lui avait adressé un signe de la main tandis que l’autre fille, un sourire amusé aux lèvres, avait pris de l’altitude jusqu’à arriver jusqu’à la fenêtre d’Adonis, qui s’était précipitamment reculé pour enfiler rapidement et maladroitement un peignoir qui trainait par là, sous le rire un peu moqueur de la demoiselle. « Oh, on t’a réveillé ? Je sais que c’est l’été mais tout de même. » Se moquait-elle, le détaillant de haut en bas. Elle, c’était Athénaïs Rowle, la Serpentard, la meilleure amie d’Artemis. Elle, qu’il avait toujours considéré comme une enfant à cause de sa petite taille, une petite fille timide qui perdait ses moyens en sa présence et dont il pouvait se moquer avec James. Elle qui, pourtant, avait autant gagné en assurance qu’en beauté à travers les années, elle qui le rendait fou à apparaître tout le temps dans sa vie. Toutefois, c’était mal connaître Adonis que de croire qu’il se laisserait faire aussi facilement. Il avait renoncé à nouer son peignoir, le laissant entrouvert, et était allé s’accouder à sa fenêtre. « Tu ne veux pas venir jouer avec nous ? Ne me dit pas que tu as le vertige. » Et elle le provoquait, la peste, comme si elle ne savait pas qu’il avait presque appris à voler avant de marcher. Il avait pourtant hoché la tête de gauche à droite, refusant l’invitation de la belle, tandis que son double féminin entreprenait une montée en flèche, apparemment ennuyée de rester seule en bas. Elle ne s’était cependant pas arrêtée à leur hauteur, préférant monter vers les nuages. Mais la douce Athénaïs, déstabilisée par la rafale de vent, avait glissé d’une vingtaine de centimètres sur son balai, se rattrapant de justesse pour ne pas finir dans le vide. « Oups. » Avait-elle simplement dit, un sourire charmeur accroché à ses lèvres. Elle n’avait évidemment pas loupé le geste d’Adonis vers elle, la crainte qui s’était affichée un instant sur son visage, comme si elle avait pu entendre son coeur s’emballer. « Tu devrais redescendre, tout le monde n’est pas fait pour voler. » Il avait finalement réussi à parler, d’une voix légèrement moqueuse, comme si de rien n’était. Il était doué pour cacher ce qu’il ressentait, Adonis, puisque lui-même ne savait jamais vraiment ce qu’il ressentait. Il avait toujours mis un point d’honneur à ne jamais s’interroger là-dessus. La jeune fille avait simplement haussé les épaules. « Viens au moins prendre des photos, c’est bien la première fois que je te vois sans ton appareil à la main. » Et sans attendre de réponse, elle était repartie en flèche vers le sol, échappant à son champ de vision. C’était seulement maintenant qu’elle lui avait fait remarqué l’absence de son appareil photo qu’il réalisait qu’il lui manquait une partie de lui, un élément essentiel. Elle avait cet effet là sur lui, Thena. Elle lui faisait oublier ce qui était le plus important pour lui.


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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Dim 21 Fév - 18:15

1997. Il ne lui avait rien dit. Il avait passé la journée avec elle, et pourtant, il avait été incapable de lui en parler. Il ne savait même pas pourquoi il craignait tant sa réaction, mais maintenant, elle l’apprendrait par Artemis, et les conséquences n’en seraient que pire pour Adonis. La peur de la perdre fit monter une bouffée de colère en lui, le poussant à donner un violent coup de pied dans sa chaise de bureau, qui s’était effondré sur le coup. Loin d’être soulagé, Adonis avait tenté un « Reparo ! » agacé pour la réparer, mais sa fureur empêchait sa magie de fonctionner correctement, et la chaise n’en finit que plus amochée. Il avait alors jeté sa baguette magique sur le sol avec hargne avant de la rejoindre, se laissant tomber contre le mur face à la porte de sa chambre. Il aurait voulu détruire toute la maison, tous les moments qu’elle avait contenu qui n’étaient à présent plus que des souvenirs, mais le bruit d’un transplanage avait attiré son attention, poussant plus loin ses envies de destruction. Personne ne devait pourtant rentrer avant plusieurs heures, et pendant un instant, il s’était laissé à la peur qu’un mangemort soit là, désireux de recruter cette famille de sang pur trop neutre pour certains dans cette guerre qui débutait. Mais bien vite, son courage de Gryffondor l’avait rattrapé, et se saisissant de sa baguette, il attendit l’intrus, prêt à tuer quiconque viendrait lui chercher des noises. Enfin, la porte de sa chambre s’ouvrit. Sans attendre, Adonis avait levé sa baguette, déterminé. « Stup.. James ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? J’ai bien failli te tuer, idiot ! » Son meilleur ami, sur le pas de la porte, s’était stoppé net en entendant le début de la formule de stupéfixion, sa propre baguette à la main. L’air perdu, il avait semblé prendre quelques secondes pour analyser la situation, et Adonis avait réalisé qu’il devait avoir l’air étrange, assis par terre près des restes de sa chaise, le regard noir. « Adonis ? Tu as été attaqué ? » Il avait fait quelques pas dans sa direction, jetant un coup d’oeil à la chaise avant de se tourner vers Adonis, vérifiant d’un regard qu’il n’était pas blessé. Le sang pur avait simplement hoché la tête de gauche à droite, sans savoir s’il devait raconter ou non ses mésaventures à James. Ses problèmes avec sa petite amie paraissait bien futiles à côté d’une guerre. « On part. Mes parents l’ont décidé hier, et Artemis les a tout de suite approuvé. Je dois aller avec eux mais.. Je n’ai pas réussi à le dire à Athénaïs et maintenant Artemis va lui en parler, ce soir. » C’était étrange, la façon dont ce petit bout de femme avait réussi à rendre sa présence vitale pour Adonis. A présent, il appréhendait également la réaction de son meilleur ami face à cette décision, cette lâcheté qu’il trouvait si répugnant. James avait toujours été un combattant, c’était lui, le vrai Gryffondor, lui qui n’avait pas hésité à prendre les armes, même si son statut de sang mêlé le protégeait plus ou moins. Adonis, lui, commençait à se demander s’il n’avait pas fini dans la mauvaise maison. « Viens à la maison. Tu n’es pas obligé de les suivre, tu peux rester, si tu en as envie. » Ebahi face à cette proposition, Adonis mis de longues secondes à réfléchir à ce qu’il voulait faire. James avait toujours été comme un frère pour lui, mais ce n’était que maintenant qu’il réalisait à quel point son meilleur ami était derrière lui, toujours, sans jamais juger ses décisions. « Merci. » C’était tout ce qu’il avait trouvé à répondre, et pourtant, rien n’aurait pu lui sembler plus approprié à la situation.


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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Lun 22 Fév - 8:52

1998. Epuisé, le dos douloureux, Adonis atterrit finalement sur la terre ferme après quatre heures d’entraînement intensif. Pour ne rien arranger, la pluie avait commencé à tomber vingt minutes plus tôt, rendant l’équipe de Quidditch d’Angleterre aussi trempée qu’après une douche. Fuyant d’un pas rapide vers les vestiaires, les joueurs restaient silencieux, personne n’osait trop en dire, personne ne savait à qui faire confiance, et leurs seules conversations devaient tourner autour du Quidditch, pour chercher des stratégies de jeu qui pourraient leur assurer des victoires. Ce jour-là, Adonis avait délibérément trainé, saluant simplement ses camarades lorsqu’ils repartaient, les uns après les autres. Et même une fois changé, il était resté assis sur son banc, sans trouver le courage de bouger. En entendant des bruits de pas venir vers le vestiaire, il avait attrapé son balai, qu’il avait entreprit d’essuyer avec une serviette, personne ne devait savoir à quel point la situation actuelle du monde magique le pesait. Il fut cependant soulagé de voir que l’intrus n’était autre qu’Athénaïs, venue assister à l’entraînement. « Adonis ? Ça va, ton dos ? » Lui avait-elle demandé, une légère inquiétude dans la voix tandis qu’elle accourait pour s’asseoir près de lui. Il avait simplement acquiescé, refusant qu’elle puisse croire qu’il avait eu mal. Après tout, ce n’était pas la première fois qu’il se prenait un cognard, il avait vu pire, il n’était pas vulnérable, faible. Comme pour le prouver, il avait sauté sur ses pieds, attrapant son sac qu’il avait jeté sur son dos, une légère grimace de douleur au visage qu’il tentait de cacher à Athénaïs. « Il faut que j’y aille, j’ai dit à James que je serais rentré pour cinq heures. » Mais il n’avait pas fait trois pas qu’elle l’avait rattrapé, posant sa main sur son bras pour l’arrêter. Il s’était tourné vers elle, soucieux de ne pas l’inquiéter ou de ne pas la mettre en colère en la laissant croire qu’il la fuyait. « Tu as bien deux minutes, non ? C’est un grand garçon. » Adonis leva les yeux au ciel, un léger sourire amusé sur les lèvres qu’il ne pouvait réprimer. « Peut-être, mais par les temps qui courent, il vaut mieux ne pas s’absenter trop longtemps. » S’il ne voulait pas inquiéter sa douce Athénaïs, il ne voulait pas non plus passer pour disparu aux yeux de James. « Et pourquoi ? Tu n’as rien à craindre, tu n’es pas un ennemi du gouvernement, tu ne fais rien de mal. » Bien sûr, pour Thena, s’opposer au gouvernement actuel, c’était faire quelque chose de mal. Pour James, c’était tout l’inverse, et Adonis ne savait plus qu’en penser. Comme le disait si bien Athénaïs, pourquoi refuser une société où ils seraient les rois du monde, simplement parce que c’était injuste envers d’autre ? « Tu penses que James a des raisons de craindre le gouvernement ? » Comment pouvait-elle attendre de lui qu’il dénonce, qu’il trahisse son meilleur ami, son frère ? James avait toujours été là pour lui, acceptant leurs différences de point de vue sans jamais rien reprocher à Adonis, comme celui-ci pourrait-il jamais le trahir en retour ? « Il fait ce que nous faisons tous, c’est-à-dire ce qui nous semble être juste. » Lui avait-il répondu, froidement. Se détournant d’elle, il avait à son tour franchi la porte des vestiaires, sans se retourner. Il ne savait plus que penser, mais il refusait de croire que son meilleur ami puisse être un hors la loi. Les deux personnes les plus importantes pour lui s’opposaient dans une guerre où il serait un jour obligé de prendre position, et cela finirait sans doute par le tuer.


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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Lun 22 Fév - 10:04

1998. Assis au sol, sa baguette posée à sa droite, à côté de son fidèle appareil photo, Adonis rangeait dans sa boîte les clichés des derniers mois. Ses photos se faisaient de moins en moins nombreuses, peut-être parce qu’il y avait de moins en moins de choses dont il voulait se souvenir. Il pris une photo datant de la semaine précédente, où James et sa mère étaient assis autour de la table, livides. James, la tête dans les mains, semblait pris par un débat intérieur, tandis que sa mère, le regard vide, paraissait pleurer intérieurement tandis que l’homme de sa vie venait d’être arrêté pour trahison. Cela n’avait fait que renforcer la décision qu’Adonis avait prise. Athénaïs avait raison, après tout, avec le nouveau décret, sa famille serait forcée de revenir en Angleterre, aussi, il n’avait plus de raison de rester chez des gens soupçonnés de traitrise. Elle avait cette façon d’affirmer les choses, qui faisait qu’Adonis ne pouvait pas ne pas y croire. Il l’avait remarqué, James avait changé. Devenu plus discret, plus soucieux que jamais, il revenait trop souvent blessé en refusant de lui expliquer pourquoi pour qu’il puisse continuer à lui faire confiance. Au fond de lui, Adonis savait. Il avait toujours su. James qui avait toujours été si fier de son père, comment pourrait-il en être autrement ? Alors il remballait ses affaires, se préparer à partir, lorsqu’il entendit la porte d’entrée s’ouvrir. Il s’était relevé, descendant sans bruit les escaliers, baguette à la main, pour vérifier qu’il n’avait rien à craindre. Et là, il l’avait vu. James, son meilleur ami, son frère, embrassant Artemis, sa soeur jumelle, la plaquant contre la porte. « Je vais te tuer, espèce d’enfoiré ! » Bouillonnant de colère, blessé par cette double trahison, son cri de rage s’était échappé sans qu’il ne puisse l’en empêcher, sans qu’il ne veuille l’en empêcher. Il s’était élancé vers James, l’attrapant par son pull pour le retourner vers lui pour lui envoyer son poing dans la figure. Le nez en sang, James s’était écroulé au sol. « Tu te bats à la moldu maintenant, Adonis ? » Le regard noir que lui lançait James, tout en essuyant le sang qui coulait d’un geste hargneux, était la preuve qu’ils s’étaient compris, depuis déjà longtemps. Depuis plusieurs semaines, ils s’étaient éloignés, soupçonnant l’autre d’avoir basculé dans l’autre camp, et cette fois, c’était la goûte d’eau qui faisait déborder le vase. Le menaçant de sa baguette magique, sa main tremblait légèrement lorsqu’il lui dit : « Donne-moi une seule bonne raison de ne pas te tuer. » Aveuglé par sa colère, Adonis ne voyait pas la douleur qui passait dans le regard de James, et ce fut finalement Artemis qui le ramena sur terre. « Adonis ! C’est ton meilleur ami ! Comment peux-tu..? » Mais Adonis ne pouvait supporter qu’elle lui fasse la morale alors que c’était elle la traitresse, dans l’histoire. C’était elle qui osait se rapprocher d’un sang impur, et lui qui n’avait jamais rien eu contre les sorciers de sang mêlés ou même nés-moldus ressentait à présent une haine poussée pour James. « Toi, comment peux-tu ? » Et sans attendre de réponse, Adonis était remonté chercher ses affaires pour quitter une bonne fois pour toute cette maison, souffrant plus qu’il ne l’aurait jamais avoué. Il regrettait déjà ses paroles, ses actes, mais en temps de guerre plus que jamais, comment pourrait-il un jour se rattraper ?


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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Lun 22 Fév - 18:47

2000. Après avoir relu la missive une dernière fois, Adonis avait pris une plume et un morceau de parchemin pour rédiger l’un des courriers les plus douloureux de sa vie. Bien sûr, personne ne pourrait lui en vouloir, tout le monde trouverait cela normal. Certains espéreraient peut-être son retour, mais la plupart n’en dirait rien, car on ne revient pas inchangé de ce genre d’expérience. Il avait ensuite plié son parchemin pour se rendre au salon où se trouvait sa jumelle, Artemis, heureuse propriétaire d’une chouette depuis que son chat avait disparu. Il s’était stoppé net en voyant que James était également présent, et celui-ci s’était arrêté de parler, lui adressant un vague sourire gêné. Plus d’un an s’était écoulé depuis leur confrontation, et si Adonis avait fini par accepter l’idée que sa soeur soit avec son meilleur ami, leur relation avait fondamentalement changée. James avait affirmé l’avoir pardonné, bien sûr, mais quelque chose s’était brisé entre eux. Ils prenaient des chemins différents que tout l’amour fraternel qu’ils se portaient était incapable d’effacer. Peut-être quand la guerre se terminerait.. si elle se terminait, les choses pourraient redevenir comme avant. C’était ce qu’ils espéraient sans oser se le dire, et seule Artemis était la sage gardienne de leurs secrets respectifs. « Salut, je peux t’emprunter ta chouette ? Je dois faire parvenir cette lettre le plus rapidement possible à mon équipe de Quidditch. Ou plutôt, ancienne équipe, dès qu’ils l’auront. » Artemis et James s’étaient redressés, s’échangeant un regard étonné, presque choqué. Ils étaient les deux personnes qui connaissaient le mieux Adonis au monde et étaient donc les mieux placées pour savoir qu’Adonis sans le Quidditch, c’était impensable. « Tu abandonnes ? Mais pourquoi ? » Quelque chose lui disait qu’au moins l’un d’entre eux désapprouverait sa décision, mais tant pis, ce n’était pas comme s’il avait le choix, après tout. « J’ai reçu ma convocation pour mon service obligatoire, pour être assistant de la brigade de la police magique. » Il avait parlé en gardant son regard braqué dans celui de sa jumelle, évitant soigneusement de regarder James. Il savait qu’il le jugerait, mais ce n’était pas son choix. Heureusement qu’il lui restait Athénaïs pour être fière de lui, détail qu’il s’était passé de mentionner, sa douce ayant coupé les ponts avec Artemis depuis que celle-ci avait officialisé sa relation avec un sang-mêlé. « Et tu vas y aller ? » James n’avait pu s’empêcher d’intervenir, ses cinq mots sous-entendant déjà sa désapprobation. « Je vais la chercher. » Avait annoncé Artemis tout en se levant, comprenant d’un simple coup d’oeil que les garçons avaient besoin de se parler seul à seul. « Pas toi ? C’est que l’on n’a pas vraiment le choix. » Lui avait répondu Adonis, comme si sa jumelle n’était jamais intervenue entre temps. Le regard braqué sur ses chaussures, il n’arrivait pas à regarder en face celui qu’il avait toujours considéré comme un frère. Il sa présence, il se sentait à la fois coupable et blessé, et son meilleur ami lui manquait. « Jamais je n’irai là-dedans. Je prendrai la fuite le jour de la convocation, pour rejoindre les camps des insurgés. Je n’ai rien dit à Artemis, je disparaitrais simplement, dis-lui ce que tu voudras, et prends soin d’elle. » Le coeur lourd, Adonis avait compris que c’était peut-être la dernière fois qu’il voyait James. Mais c’était surtout la gratitude qui l’avait poussé à finalement lever les yeux vers James. Il abandonnait Artemis pour qu’elle reste sauve, protégée par son statut de sang pur, au lieu de lui proposer de venir avec lui au péril de sa vie, et pour Adonis, c’était le plus beau geste possible. Adonis s’était alors avancé vers James, et comme s’il lisait dans ses pensées, le Gryffondor s’était levé, éteignant Adonis comme s’il était arrivé à la même conclusion que lui. Le bruit bien connu du déclenchement de son appareil photo s’était fait entendre, et instinctivement, les deux garçons s’étaient séparés, tournant la tête vers Artemis, qui était revenu avec sa chouette.


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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Mer 9 Mar - 17:08

2001. Furieuse, elle avait attrapé son bras, relevant sa manche avant de lui tordre brusquement pour l’analyser sous tous les angles. Agacé, Adonis avait aussitôt dégagé son bras, faisant retomber sa manche avec précipitation, en lançant des regards inquiets aux alentours. « Qu’est-ce qui te prend ?! » Il avait murmuré avec colère, reculant d’un pas pour s’éloigner et être hors d’atteinte de sa soeur jumelle. Mais celle-ci, loin d’être impressionnée, ne pris même pas la peine de baisser la voix. « J’ai entendu des.. choses. » Le regard sombre, Adonis estimait inutile de demander davantage de précision. Si Artemis vérifiait son bras après avoir entendu des « choses », ce qu’elle avait pu apprendre était évident. Mais Adonis n’avait plus honte de ses choix, de ce qu’il était devenu, après tout, il était normal de changer, après les années d’école. Il avait été obligé de se faire une place dans la société actuelle, se persuadant petit à petit de sa légitimité, oubliant ses convictions personnelles pour adopter celles de la majorité, ou du moins celles des plus puissants. « Je ne porte pas la marque, si c’est ce que tu voulais savoir. Pas encore. Mais ça ne sert à rien de me regarder comme ça, c’est notre monde, maintenant, il faut l’accepter, au lieu de lutter en vain. » Adonis refusait de détourner les yeux, et même si le regard accusateur que lui lançait sa jumelle lui était presque insupportable. Il n’avait jamais voulu la décevoir, et elle avait toujours été ce qu’il avait de plus précieux, mais c’était aussi pour elle qu’il faisait cela, pour la protéger. « ‘Pas encore’, ‘lutter en vain’.. tu as bien changé, Adonis. Il est loin, le courageux Gryffondor, et dire que tu osais avoir des apriori sur ma maison. Si James voyait ce que tu es devenu.. » Le dégoût lisible dans sa voix et son regard lui brisait le coeur, mais plutôt mourir que de lui laisser deviner qu’elle l’avait touché. Il détestait qu’elle ose lui parler de James, comme si leur brève relation lui donner le droit de prétendre qu’elle le connaissait mieux que lui. « Eh bien, on ne le voit pas briller beaucoup en ce moment, à croire que résister au gouvernement ne lui a pas été si bénéfique que ça. Et réfléchis à ta position, Artemis. Ton sang est pur, tu pourrais faire de grandes choses, ne te laisse pas berner par ceux qui veulent nous dérober notre héritage ! La magie est à nous, aux vrais sorciers, pas à ces moldus ou adorateurs de moldus qui nous mettent en danger ! » Vexé, ses paroles n’avaient fait que recracher ce qu’on lui avait appris au service obligatoire. On lui avait ouvert les yeux, l’esprit, il y voyait plus clair à présent, et il comprenait qu’Athénaïs avait raison, pendant tout ce temps. Il n’espérait plus que de réussir à convaincre Artemis et James de cette vérité que les résistants veulent enfouir. Mais pour l’instant, cela semblait mal parti avec sa jumelle, qui le regardait comme si c’était la première fois qu’elle le voyait vraiment. « Comment peux-tu parler ainsi ? On croirait entendre Thena, tu es aussi aveuglé qu’elle. Même les sangs mêlés lui sont insupportables à présent, tu sais sans doute qu’elle refuse de me voir depuis qu’elle a appris pour James et moi ? C’en devient.. » Mais avant qu’elle ne laisse sortir des mots qu’elle aurait regretté, ou qu’il lui aurait fait regretter, il s’était avancé à nouveau vers elle, plantant son regard noir dans le sien tout en lui attrapant le bras, comme pour exercer une pression sur elle. « Fais attention à ce que tu dis, nous sommes fiancés à présent, elle fera bientôt parti de la famille et.. » Comme lui avant elle, Artemis s’était aussitôt dégagée, lui lançant un regard de haine qu’il n’avait jamais vu dans les yeux de sa soeur. « Ça c’est un mariage que je refuse de voir. » Et après avoir fait un pas en arrière, elle avait transplané loin de lui.


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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Mer 9 Mar - 19:04

2002. Tendu, Adonis regardait les rebuts tomber les uns après les autres devant ses yeux. Thena, à ses côtés, avait pris sa main dans la sienne, la serrant fort pour lui donner du courage, lui montrer qu’elle le soutenait, que tout se passerait bien. Comme si c’était possible. Il se haïssait pour ce qu’il s’apprêtait à faire, se demandant comment il pourrait continuer à se supporter une fois le pire accomplie. De l’autre côté se trouvait Artemis, qu’il avait tenté de convaincre en vain de rester au manoir, mais c’était comme si elle s’était doutée de ce qu’il devait faire, comme si inconsciemment, elle voulait l’en empêcher par sa simple présence. Comme s’il pourrait faire ça devant elle. Mais Thena avait promis, elle l’empêcherait de voir que c’était lui. Après avoir fouillé du regard les cages, Adonis fut soulagé de ne pas y voir James, enfermé comme un animal, attendant d’être abattu. Il lui semblait sentir ce même soulagement en Artemis, mais il était incapable de la regarder en face pour en être sûr. Et puis, tout était parti de travers. Ils étaient là, évidemment, les insurgés, cachés, prêts à l’attaque. S’en suivi un chaos presque immédiat, où certains tentaient de fuir le plus rapidement possible tandis que d’autres fonçaient dans la bataille. « Vite, ton portoloin, je te rejoins dès que c’est terminé. » Sans lui répondre, Artemis s’était éloignée, sortant malgré tout son portoloin de l’intérieur de sa robe. Elle voulait sûrement quitter la foule pour partir sans risque d’être bousculé, c’était forcé. « Dépêche toi, tu dois le trouver, je te couvre. » Détournant le regard de sa soeur, Adonis sortit sa baguette de sa poche. Courant vers les insurgés, il veillait toutefois à ne pas s’engager dans un duel inutile, et lorsqu’il fut finalement attaqué, c’était Athénaïs qui avait riposté avec aisance. Reconnaissant, il s’était éloigné du noyau de sorciers pour observer de loin, cherchant sa proie. « Eh, Adonis, je vois que tu as finalement revêtu l’uniforme des mangemorts. » Se retournant, il reconnut sans mal James, dont les derniers effets du polynectar s’effaçaient. Etonnement, ce n’était pas de la haine mais de la tristesse qu’Adonis parvenait à deviner sur ce visage qu’il connaissait par coeur, et il se doutait que l’autre Gryffondor était arrivé à la même conclusion que lui. Leur amitié était terminée, condamnée depuis longtemps, et le duel dans lequel ils s’apprêtaient à s’engager serait tous sauf amical. Adonis était toutefois incapable de répondre à James. Pour dire quoi ? Il sentait quelques larmes rebelles tenter de se frayer un chemin dans ses yeux, et s’il cherchait à parler, il craignait que sa voix ne le suive pas, qu’elle le trahisse, lui et sa faiblesse. Il attaqua donc, avec le sortilège de Doloris, comme pour confirmer les dires de son ancien camarade de classe. A quoi bon chercher à cacher qu’il avait changé ? Il n’était plus le même Adonis, il avait changé, irrémédiablement. James avait riposté avec un Expelliarmus, et Adonis aurait préféré qu’il l’attaque au moins directement, cela aurait rendu les choses plus facile pour lui, plus acceptables. Adonis lança un nouveau sortilège de Doloris, tout aussi peu convainquant que le premier. Il faut vraiment vouloir la souffrance de l’autre, mais la voulait-il vraiment ? Non, certainement pas. Mais il le devait. Et puis, tout avait pris feu. En tournant la tête, Adonis avait vu que c’était des rebuts qui flambaient, dans les cris et la souffrance, tandis qu’autour, les combats continuaient. Il fallait fuir, mais d’abord, il devait trouver Athénaïs, pas question de partir sans elle. Décidant que c’était la une excuse suffisante pour régler ses comptes avec James une prochaine fois, Adonis avait lancé un sortilège d’explosion sur le mur à côté d’eux, estimant que cela occuperait suffisamment James pour lui permettre de s’enfuir. Mais l’explosion, bien plus puissante que ce qu’il avait imaginé, avait projeté tant de débris qu’elle engloutit complètement le Gryffondor dans un nuage de fumée. C’était comme si son coeur s’était arrêté, et Adonis était resté immobile, les poumons vidés d’air, à attendre que la fumée se dissipe sur le corps sans vie de son meilleur ami. Il l’avait tué. Sans réaliser ce qu’il faisait, il s’était agenouillé à ses côtés, l’esprit vidé, incapable de penser ou de faire quoi que ce soit. Les larmes coulaient sur ses joues à cause de ses yeux brûlés par la fumée, ou du moins, c'était ce dont il voulait se convaincre. Elle était alors arrivée, s’agenouillant à ses côtés pour lui prendre à nouveau la main, lui intimant de se lever, de la suivre. « C’est bien, tu as fait ton devoir, tu vas pouvoir recevoir la marque à présent, mais il faut vite partir. » Il avait accompli son devoir, sa mission, son meurtre, et pourquoi ? Pour recevoir la marque de la noirceur de son âme. Le contact de la peau d’Athénaïs contre la sienne lui devenait insupportable, le brûlant autant que la fumée. Il ne pouvait pas l’abandonner ainsi. Athénaïs avait à nouveau tenté de le relever, mais il l'avait violemment repoussé, la faisant trébucher. « James ! » Le cri, le hurlement de détresse de sa jumelle fut la seule chose qui réussi à rallumer le cerveau d’Adonis, qui bondit sur ses jambes, se tournant vers sa soeur, qui avait accouru en reconnaissant l’identité du cadavre aux pieds d’Adonis. « Artemis, ce n’est pas.. » Mais à quoi bon nier ? C’était lui, c’était sa faute, et à présent, il les avait perdu tous les deux. Athénaïs, de nouveau sur ses jambes, était revenu vers Adonis, sans toutefois oser le toucher à nouveau. « Attrape la et transplane, personne ne doit savoir. » Et elle avait elle-même transplané. « On.. on ne peut pas le.. le laisser l.. là.. » Sans réfléchir davantage, Adonis s’était agenouillé, serrant dans une main le bras de sa soeur et de l’autre celui de James avant de transplaner.


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MessageSujet: Re: Adonis Kepingski   Sam 12 Mar - 8:31

2003. Le bruit réconfortant de son appareil photo s’était déclenché, provoquant en lui un sentiment étrange, comme de la nostalgie. Il avait saisi la photo qui en sortait, reposant ensuite son appareil sur ses genoux, gardant une main dessus comme on caresse un animal. De son autre main, il tenait le cliché pris quelques secondes auparavant, fronçant légèrement les sourcils tandis qu’il observait son sujet. Le hibou, qu’il avait toujours connu fier, semblait porter sa tristesse dans son regard. Adonis remarquait aussi qu’il avait bien maigri, sûrement puisque plus personne ne devait le nourrir et qu’il devait se débrouiller seul depuis la disparition de son précédent propriétaire. Déposant la photo sur le canapé, à côté de lui, Adonis tendit la main pour caresser le volatile sagement installé sur ses genoux. « Salut, Phonis. Il te manque, n’est-ce pas ? Et comment m’as-tu retrouvé, d’ailleurs ? Tu aurais dû aller chercher Artemis, elle au moins a de la nourriture pour les bestioles comme toi. » Il avait déménagé depuis l’époque où James lui envoyait régulièrement des lettres, et jamais le hibou n’avait été envoyé à cette adresse depuis qu’Adonis y habitait avec sa fiancée. Mais les hiboux étaient tellement intelligents qu’il ne devrait même pas s’en étonner. « Qu’est-ce que c’est que ça ? » Adonis ne s’était pas retourné en entendant la voix de la charmante Athénaïs. Pourquoi l’aurait-il fait ? Il savait à quoi elle ressemblait, et d’ailleurs, il estimait l’avoir assez vue. « Un hibou. » Bien sûr, elle le savait déjà, elle n’était pas si idiote. « Et qu’est-ce qu’il fait là ? Tu sais bien que j’ai horreur des hiboux. » Il n’y avait pas grand chose dont elle n’avait pas horreur, Athénaïs. Et quand avait-elle pris en considération ce dont lui il avait horreur ? Avant de le changer, de le modifier en un monstre incapable de se regarder dans le miroir, quand s’était-elle dit qu’il pouvait vouloir autre chose ? Evidemment, elle avait raison, c’était la position officielle du ministère, et tout le monde pensait comme elle, à part les insurgés, mais c’était eux, les terroristes, pas lui. « Et bien tu n’auras qu’à l’ignorer. » Avait-il dit, froidement, allumant la radio d’un coup de baguette pour lui faire comprendre que la conversation était close. C’était sans compter sur le tempérament de sa fiancée, loin d’être le genre de femme à se laisser faire. « Eh mais, je le reconnais, c’est celui de.. Non, hors de question qu’il reste ici, Adonis, imagine que quelqu’un le reconnaisse, cela pourrait nous compromettre, on pourrait croire que nous ne sommes pas entièrement fidèles à la cause et.. » Adonis éprouvait une étrange satisfaction à entendre la panique dans la voix d’Athénaïs. James n’avait jamais été une grande figure de la résistance, si on lui avait demandé de l’éliminer, c’était simplement parce qu’Athénaïs avait été raconter que c’était lui qui empêcher les jumeaux Fawley d'être entièrement dévoués à la cause, qu’il les influençait. La garce. « Il n’y est pour rien si son précédent propriétaire était un traitre. Regarde le, il meurt de faim, essaie de faire preuve d’humanité, une fois dans ta vie. » Il sentait la fureur monter en elle sans avoir besoin de la regarder, il la connaissait par coeur. Elle fulminait, et cela lui plaisait énormément. Elle vint se placer face à lui, apparemment consciente qu’il le lui accorderait pas un regard, et la voyant ouvrir la bouche du coin de l’oeil, il donna un nouveau coup de baguette vers la radio, montant le son. Elle pouvait s’estimer heureuse, s’il avait cédé à ses pulsions, c’était la radio qu’il faisait léviter pour lui envoyer dans la figure.


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