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 De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)

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Date d'Inscription : 15/03/2015
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MessageSujet: De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)   Sam 21 Mar - 14:39




   


Lysander & Darcy
it's true, it that kicks you in the teeth when you are least expecting
Dans la petite chambre 101, Darcy s’était assise en tailleur sur le doux tapis qu’elle avait posé aux pieds de son lit quelques mois plus tôt, lorsque l’administration avait fait de cette chambre la sienne. Les mains au sol, elle triturait les poils longs du tapis par automatisme, le regard fixé devant elle, vers son lit. Sur celui-ci reposait son projet pour son cours de création magique, son balai. D’un bois sombre, elle comptait au terme le recouvrir d’un vernis pour le foncer encore d’avantage, trouvant cela plus élégant qu’un balai clair. Normalement, il lui faudrait l’essayer au fur et à mesure afin de vérifier le bon fonctionnement des sortilèges qu’elle installait dessus, mais elle n’avait jamais tenter l’expérience de monter sur un balai, et le faire sur un balai qui n’en était qu’au stade de l’expérimentation ne lui paraissait pas être la meilleure idée qu’elle puisse avoir. Comme pour lui faire passer le message, le balai se mis à avoir de léger tremblement pour finalement s’arrêter lorsqu’elle posa sa main dessus. Avec sa main droite, Darcy saisit sa baguette de cyprès posée près d’elle sur le tapis pour l’amener au balai et murmurer quelques incantations visant à stabiliser l’objet. A nouveau, elle lâcha le balai, reposa sa baguette au sol, et recommença à torturer son tapis de ses doigts anxieux. Elle attendit de longues minutes qui lui semblaient être une éternité pour finalement voir le balai décoller de quelques centimètres au dessus de sa couverture, lentement, et retomber brusquement. La jeune femme sursauta, intriguée par ce nouvel effet secondaire. Décidemment, ce balai lui causait bien des soucis. Soupirant, Darcy attrapa sa baguette, se leva, et alla vers son bureau où étaient entassés ses bouquins d’enchantements. Elle repéra rapidement celui consacré aux sortilèges pour balais volants, fit léviter ceux positionnés au dessus et s’en saisit avant de faire retomber les autres doucement. Elle l’ouvrit, se concentra sur son problème de lévitation, sa baguette toujours à la main, et attendit que sa précieuse alliée de toujours fasse son travail. Aussitôt, les pages du livre se mirent à se tourner rapidement jusqu’à s’arrêter sur la page 423, dont l’intitulé « défauts de lévitation » l’inspirait plutôt bien. Elle commença donc sa lecture, pour finalement trouver une description qui semblait correspondre aux maux de son petit protégé. Apparemment, son sortilège n’avait été pris en compte qu’à moitié par son balai, qui luttait donc pour s’en défaire, mais une simple potion de gravité suffirait à effacer le sortilège, et elle pourrait refaire son sort pour que son balai lévite correctement. Satisfaite, Darcy remercia silencieusement son livre. Décidemment, elle trouvait toujours ses réponses dans ses bouquins. Elle rangea son bouquin pour sortir celui de potions, où elle mis finalement la main sur la recette de la réponse à son problème, et après avoir rapidement griffonné les ingrédients nécessaires sur un bout de parchemin, elle lança un rapide sort de protection autour de son balai – simple précaution – avant de quitter la pièce.

Dévalant d’un pas pressé les deux étages la séparant des sous sols, Darcy arriva en quelques minutes à bon port, son sac à dos pendant négligemment à son épaule droite, comme à son habitude. Les sous sols lui semblaient déserts, mais encore une fois, cela ne changeait pas de la normal, puisque rares étaient ceux qui s’aventuraient dans les sombres sous sols de l’université. Pourtant, c’était là que se trouvait la réserve des ingrédients pour les potions, et elle ne pouvait pas attendre son prochain cours pour arranger son problème. Depuis qu’elle avait lu le mal que subissait son balai, elle avait l’impression de l’entendre souffrir, et cela était tout simplement insupportable pour elle. Déterminée, Darcy avait alors franchi les derniers mètres la séparant de la pièce qui contenait toutes ses réponses. Elle ouvrit la porte, mais au lieu de voir les centaines de flacons et autres choses étranges que l’on mettait dans les potions, la seule chose que ses yeux acceptaient de voir était Lysander. Cette rencontre plus qu’inattendue eu l’effet d’un coup de poignard dans le ventre de la jeune femme, qui ne s’était pas du tout préparée à la possibilité de tomber sur lui. C’était la première fois qu’elle se trouvait aussi près de lui depuis leur rupture, et surtout, aussi seule avec lui. Mais au lieu de dire quoi que ce soit, il l’avait juste regardé, d’un regard tellement différent que celui tendre et réconfortant qu’il lui adressait autrement que cette fois, le poignard se logea dans le cœur de Darcy, l’empêchant définitivement d’esquisser le moindre geste. Bien vite, il se détourna d’elle, comme s’il ne la voyait pas, ou plutôt, comme s’il ne voulait pas la voir, et elle sentit ses jambes de mettre à trembler. Elle paniquait. Elle cherchait en vain le mot magique pour que tout redevienne comme avant, mais son esprit était comme vidé de toute pensée pertinente. Sous ses yeux angoissés, il continuait à braquer la réserve, encore et encore, jusqu’au moment où finalement, il s’arrêta. Il s’était alors avancé vers elle, faisant accélérer les battements de son cœur sans même en être conscient, et elle ne réalisait même plus qu’elle lui barrait la route. Elle revint cependant à la réalité lorsqu’il la bouscula pour sortir, faisant au passage tomber son sac au sol. Décidément, ce sac n’était pas fait pour rester en place. Elle l’entendait s’éloigner d’un pas pressé, et la panique qui l’avait clouée sur place auparavant lui donna cette fois l’impulsion de lui courir après. « Lysander ! » Non, Darcy ne s’attendait pas réellement à ce qu’il l’attende, mais elle voulait qu’il sache qu’elle arrivait, et qu’elle n’abandonnait pas. Elle courut jusqu’à lui pour finalement le rattraper et s’arrêter jusque derrière lui, essoufflée par sa course et tous ses sentiments qui se bousculaient en elle. « Lysander.. » Elle l’appela à nouveau dans un murmure, pour qu’il se retourne enfin. Elle inspira difficilement pendant de courtes secondes dans l’espoir de retrouver un semblant de respiration, et puis elle abandonna l’idée de parler clairement, consciente que les quelques secondes qu’il acceptait de lui accorder en ne partant pas étaient comptées. « Je sais que tu es en colère, je sais que tu m’en veux, je sais que tu me hais mais.. » A nouveau, elle pris de longues inspirations, les larmes commençant à couler le long de ses joues. Elle était vraiment pitoyable, et cette réalité lui faisait presque regretter d’être là avec lui. Finalement, elle arriva à trouver le courage de lever ses yeux turquoise pour croiser ceux de Lysander. « Tu me manques. » Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle attendait de lui, mais elle n’était tout simplement pas prête à le laisser partir.



   
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MessageSujet: Re: De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)   Sam 21 Mar - 16:11


heaven is in sight
maybe i'm in the black, maybe i'm on my knees, maybe i'm in the gap between the two trapezes. but my heart is beating and my pulses start cathedrals in my heart. as we saw oh this light i swear you'll emerge blinking into to tell me it's alright. as we soar walls, every siren is a symphony and every tear's a waterfall.



Allongé sur son lit, Lysander se saisit du Chicaneur, que le hibou de sa mère vient de lui apporter. Le volatile a bien dû passer une dizaine de minutes à gratter la vitre avant que le Scamander ne vienne lui ouvrir. Un exemplaire gratuit, évidemment. Car il s’agit bien d’un avantage pour Lysander que de savoir que sa génitrice travaille désormais dans ce journal qu’elle lisait elle-même, enfant, et qu’elle peut ainsi lui envoyer un exemplaire chaque semaine. Hebdomadaire qu’il est censé partager avec Lorcan, mais il ne va pas lui courir après pour lui donner et son frère a l’intelligence de ne plus passer par sa chambre, depuis le début de l’année. De toute façon, Lorcan a toujours feint de trouver ce journal stupide devant ses amis, avant de s’empresser de le lire, une fois qu’il n’y avait plus que Darcy ou Lysander pour le voir. Mais le plus âgé des Scamander n’a jamais eu la popularité de son jumeau, aussi n’en avait-il que faire qu’on le regarde bizarrement parce qu’il lisait ce journal dont personne n’a jamais entendu parler. Lui, au moins, n’a pas honte de sa famille – du moins, si sa famille ne comprend pas Lorcan – et d’assumer ses lectures. C’est avec les yeux encore bouffis de fatigue, pas encore tout à fait sorti de son sommeil, que Lysander se lance ainsi dans la lecture d’un article sur les farfadets. Des créatures mascottes de l’équipe de Quidditch d’Irlande. Il lui revient soudainement à l’esprit que Darcy est à moitié irlandaise. Comme toujours, il ramène tout à Darcy. Il laisse échapper un grognement, qui ne dérange toutefois personne étant donné qu’il doit être le seul étudiant de Spinks à faire la sieste – à défaut d’avoir autre chose à faire – avant de replonger dans sa lecture. L’article laisse entendre que la meilleure façon de se faire écouter par un farfadet, est d’offrir de l’or à celui-ci. Ou du moins, de l’or temporaire, comme eux-mêmes sont capables d’en produire. Les ingrédients et les étapes nécessaires pour parvenir à en produire, sont donnés en annexes de l’hebdomadaire. Sans qu’il ne puisse lui-même savoir pourquoi il a pris cette décision, Lysander bondit sur ses pieds et s’empresse d’enfiler un tee-shirt pour se diriger vers les sous-sols. D’un seul coup, il a envie d’essayer de créer cette potion et quoi de mieux pour cela, que de se servir des ingrédients et salles de potion, laissés à disposition des élèves ? Autant en profiter, tant qu’il se trouve encore à Spinks. Car il s’avère déjà être dans son avant-dernière année dans l’enceinte de l’université. Tant mieux, ne peut-il s’empêcher de penser amèrement, alors qu’il n’a qu’une envie : partir le plus loin d’ici, le plus vite possible. Comme son frère l’avait voulu avant lui. Lysander n’a jamais été dupe sur ce pourquoi Lorcan a subitement décidé de changer de cursus. Un rire fou, léger, lui échappe alors, tandis qu’il pénètre finalement dans la réserve. Mais il se calme bien rapidement alors qu’il se met à chercher les ingrédients dont il a besoin. Fouillant sur les étagères, il attrape les fioles une à une avant de les placer dans son sac, alors que des pas s’approchent. Il devine que quelqu’un se tient dans l’encadrement de la porte avant de ne le voir, alors qu’il entend que les pas s’arrêtent juste derrière lui. Il lance un regard derrière lui, pour voir un farfadet. Non, pas un farfadet. Darcy. Ses pensées se décrochent quelques secondes de l’article du Chicaneur alors qu’il prend conscience de celle qui se trouve derrière lui. Peu importe, elle n’est qu’une étudiante de Spinks comme une autre, à présent. Se tournant de nouveau vers les étagères, il finit de prendre les ingrédients dont il a besoin, avant fermer son sac et de pivoter sur ses talons. Il constate que l’étudiante lui barre la route. Peu importe, il sort de la pièce, son épaule la bousculant alors qu’il passe près d’elle, sans réellement le faire exprès. En temps normal, il se serait retourné pour s’excuser, demander pardon, mais pas cette fois. Cette fois, il presse le pas en direction d’une salle de potions, fuyant la réserve d’ingrédients comme si celle-ci abrite un monstre qu’il ne veut plus jamais recroiser. Bien vite, son esprit part ailleurs, avec les farfadets d’Irlande, l’aidant à oublier ce qu’il fuit ainsi d’une démarche rapide mais fière. Comme si, dans sa peur, il tente de garder la face. « Lysander ! » La voix de Darcy, qui lui hurle après. Un cri suivi de claquement de pieds, annonçant l’arrivée de la jeune femme, juste face à lui. Une nouvelle fois, elle lui barre la route, l’empêchant de passer. Sa respiration s’est légèrement accélérée, en raison de sa course, sa poitrine s’élevant et s’abaissant, au rythme de ses respirations, plus vite qu’à l’accoutumée. « Lysander.. » répète-t-elle dans un souffle, ses mots étant sans doute destinés à le faire réagir. Mais le jeune homme n’en a pas envie. Il ne veut pas parler à Darcy et lui laisser voler son cœur à nouveau. Il ne veut plus avoir à souffrir du fait de la voir rire avec Lorcan alors que c’est lui qui a tout gâché. Il veut pouvoir trouver un moyen de devenir ami avec des farfadets et pouvoir faire avancer les relations entre les sorciers et ces petites créatures qui pourraient être des alliés politiques, un jour. « Je sais que tu es en colère, je sais que tu m’en veux, je sais que tu me hais mais.. » Lysander la regarde sans la voir, tentant de faire abstraction des larmes qui roulent le long de ses joues. Il ne veut pas les voir, car il ne souhaite pas se laisser envahir par l’envie de la prendre dans ses bras. Plus jamais, il ne veut avoir l’illusion d’être celui des deux frères auquel elle accorde le plus d’importance. Car il sait que ce n’est pas le cas, qu’elle s’est égarée et qu’elle veut Lorcan autant que Lorcan la veut elle. Après tout, ils se sont embrassés. Lysander se concentre de nouveau sur les farfadets, alors qu’il sent son cœur se serrer. Il ne veut plus se laisser submerger par les émotions. Il la déteste pour l’avoir fait espérer qu’elle l’aimait vraiment. « Tu me manques. » Et alors qu’elle redresse la tête, Lysander s’autorise pour la première fois depuis bien longtemps, à plonger son regard dans les prunelles turquoises de la Ollivander. Il abandonne finalement l’idée qu’elle va se lasser et le laisser tranquille Non, elle a plutôt l’air déterminée à lui barrer la route. « On ne peut pas Darcy. Je ne peux pas. » laisse-t-il échapper à son tour dans un murmure. « Je dois aller m’occuper des farfadets et… » Il s’arrête, lâche un soupir. Il ne veut pas lui faire de mal, mais en même temps, il veut la voir souffrir autant qu’il a souffert de sa trahison. Autant qu’il a souffert lorsqu’il était la cinquième roue du carrosse, celui qu’elle ne voyait pas alors qu’elle était toujours à rire avec Lorcan, à s’amuser avec lui, à le supporter. « Et tu mens. Ce n’est pas moi que tu aimes. » finit-il par lâcher d’une voix glaciale, alors qu’une nouvelle fois, il la voit sans la voir. Pleure-t-elle vraiment ou ne fait-elle que semblant ? Mais pourquoi se décarcasserait-elle à faire semblant de vouloir le revoir, à lui envoyer des lettres, alors qu’il n’est que la moitié invisible des jumeaux. Celui auquel on ne pense pas. Celui qu’on ne voit pas.
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MessageSujet: Re: De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)   Dim 22 Mar - 8:53

La jeune femme essuya rapidement ses larmes à l’aide de la manche de son gilet, honteuse. Elle avait toujours voulu paraître parfaite face à lui, qu’il la trouve belle, intelligente, drôle.. Digne de confiance. Darcy avait échouée à tous les niveaux. Elle se montrait hideuse, les yeux rougis, les cheveux décoiffés, stupide fille qui n’était même pas capable de remarquer que le garçon face à elle n’était pas l’homme qu’elle aimait mais simplement son frère jumeau, ce qui entraînait au dernier point. La confiance, elle ne la méritait pas. Elle méritait sa froideur, son ignorance. Malgré tout, Darcy avait envie de se hisser sur la pointe des pieds pour pouvoir poser ses lèvres contre les siennes, comme autrefois. Cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas réellement sentit sa présence rassurante à ses côtés. Près du lui, elle se sentait rassurée, elle avait enfin l’impression d’être elle-même, comme si elle était incomplète sans lui. Savoir qu’elle ne pourrait jamais plus se sentir ainsi la détruirait, et la peur lui nouait le ventre. Cela faisait si longtemps que Darcy n’avait pas rien qu’effleuré celui qu’elle considérait comme l’homme de sa vie. Il lui manquait plus encore à chaque heure qui passait, et le voir si proche, et le savoir en même temps si lointain d’elle au niveau de ses sentiments, c’était comme un couteau dans le cœur. Lysander avait toujours eu un regard chaleureux, mais à travers ses larmes, Darcy ne percevait que l’indifférence, et finalement, elle en venait à se demander si ne pas le voir n’était pas préférable. « On ne peut pas, Darcy. Je ne peux pas. » Darcy ne savait pas exactement ce qu’ils ne pouvaient pas, ce qu’Il ne pouvait pas, mais elle se doutait que cela impliquait une réconciliation. Une réconciliation qu’ils ne pouvaient pas avoir. Elle ne savait pas pourquoi, et elle avait trop peur pour demander. Son seul réconfort était que son refus impliquait le pouvoir, et non le vouloir. Peut-être qu’au fond, Lysander voulait autant qu’elle un nouveau rapprochement. Pendant un instant, elle se surprit à espérer. « Je dois aller m’occuper des farfadets et.. » Il soupire, et les larmes de la jeune femme s’arrêtent. Elle se serait presque permise un sourire moqueur sans la peur de le vexer. Elle avait toujours été amusée par son côté excentrique, spécial, qu’il tenait de sa mère, de ce qu’elle avait compris. Tout comme son franc-parler, qui avait mis mal à l’aise la jeune femme lors de sa première rencontre avec la génitrice des jumeaux. A parler de farfadets, Lysander avait probablement eu le journal de sa mère entre les mains dernièrement, et Darcy se rendit compte d’à quel point cela lui manquait de l’entendre parler de ces excentricités qui devenaient de plus en plus réalistes pour elle au fur et à mesure qu’elle l’entendait en parler. Elle ne savait pas vraiment comment il comptait s’occuper de farfadets, ni ce que ça impliquait, et l’envie de le questionner se faisait de plus en plus forte. « Et tu mens. Ce n’est pas moi que tu aimes. » Sa voix glaciale ramène Darcy à la réalité, amenant à nouveau les larmes dans les yeux de la jeune femme, menaçant de lui brûler les joues. A nouveau, elle ressent la honte de ses actes, la honte d’avoir ainsi trahi devant toute l’université l’homme qu’elle aimait, l’homme qu’elle aime, malgré ce qu’il a décidé de prétendre. Mais elle comprenait pourquoi il pensait cela, il n’avait pas mérité ce qu’elle lui avait fait. Ce qu’ils lui avaient fait. Après tout, Lorcan était aussi en tord, voir plus qu’elle, puisqu’il avait beaucoup moins bu qu’elle. Et lui ne semblait pas se sentir particulièrement coupable de son acte, puisqu’il semblait même considérer que Lysander était fautif, et qu’il se comportait mal avec elle, ce qui était la chose la plus ridicule qu’elle avait entendu dans sa vie. « Si, on peut. Tu peux me pardonner, si tu le veux. Parce que c’est la seule chose qui importe : ce que tu veux. » Elle savait qu’ils pourraient retrouver ce qu’ils avaient si seulement il lui donnait une chance de prouver qu’elle en valait le coup, et qu’elle était sincère dans ses excuses. Darcy priait silencieusement que son vœu soit exaucé, et qu’elle puisse à nouveau se blottir dans ses bras réconfortant. Elle n’avait jamais été aussi sûre d’elle. C’était lui, juste lui. Sa récente dispute avec Lorcan n’avait fait que la conforter dans cette idée, et si perdre son ami lui permettait de retrouver son amour, elle n’hésiterait que très peu. Et puis, si Lysander en arrivait à faire cette requête, elle ne pourrait pas lui en vouloir. Elle se mit un instant dans la situation de Lysander. Si elle l’avait surpris dans les bras de sa petite sœur, même ivre, elle aurait été furieuse et aurait refusé de leur adresser la parole tant qu’ils n’auraient pas coupé les ponts complètement. Et les voir se reparler ensuite n’aurait qu’aggravé la situation. Pour la première fois, elle compris ce qu’il avait dû ressentir en les voyant rire à nouveau ensemble, comme si rien n’était arrivé. Il ne pouvait pas comprendre que pour Darcy, ce n’était que le signe que tout cela ne signifiait rien. « Tu es le seul que j’ai jamais aimé. Lorcan n’était qu’un copain et.. » Darcy marqua une courte pause, réfléchissant rapidement. Allait-elle vraiment le dire ? « Et c’est terminé, à présent. » Oui, elle avait ainsi mis officiellement un terme à son amitié bancale avec le plus jeune des Scamander face à son ainé. Darcy baissa son regard, honteuse de ses yeux trop humides, de son comportement. Elle regarda les mains de Lysander, si grandes par rapport aux siennes. Des mains qui l’avaient protégée, réconfortée durant si longtemps et qui à présent n’avaient probablement envie que de la blesser, et de lui rendre ses actes au centuple.
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MessageSujet: Re: De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)   Dim 22 Mar - 10:27


heaven is in sight
maybe i'm in the black, maybe i'm on my knees, maybe i'm in the gap between the two trapezes. but my heart is beating and my pulses start cathedrals in my heart. as we saw oh this light i swear you'll emerge blinking into to tell me it's alright. as we soar walls, every siren is a symphony and every tear's a waterfall.



Si Lysander a envie de prendre la jeune femme dans ses bras et de la serrer contre lui, comme autrefois, il en est toutefois incapable. Car chaque fois qu’il pose les yeux sur elle, à chaque fois qu’il s’autorise à la voir, c’est un amer sentiment de trahison qui le submerge. Il voudrait pouvoir la pardonner, que tout redevienne comme avant, mais par-dessus tout, il a peur de ne jamais parvenir à chasser cette image de ses cauchemars. Celle de Lorcan et Darcy s’embrassant, chacun pendu aux lèvres de l’autre. Il ne peut même plus être sûr de pouvoir lui faire confiance. Car si cela est arrivé une fois, rien ne lui certifie que cela ne recommencera plus jamais. Et Lysander ne veut plus jamais avoir à se sentir aussi idiot et brisé. Au fond de lui, il est certain qu’utiliser son temps pour s’occuper de relations diplomatiques avec les farfadets, est bien plus préférable que de perdre son temps à se lancer dans une nouvelle relation avec la Ollivander, et se faire avoir une seconde fois. Car Lorcan a dû lui dire à présent ; il a dû lui faire savoir qu’il l’aime et que ce n’est pas par hasard qu’il l’a embrassée. A moins qu’il ne se soit retenu. Lysander ne peut pas le savoir et, d’un côté, il n’a pas vraiment envie de le savoir non plus. Peut-être ont-ils réitérer l’expérience, peut-être ont-ils été plus loin. Après tout, il les a vu passer du temps ensemble. Rire. Mais dans tous les cas, il ne veut pas savoir ce qui a bien pu se passer entre ces deux là, car de toute façon, leurs vies ne le regardent plus. « Si, on peut. Tu peux me pardonner, si tu le veux. Parce que c’est la seule chose qui importe : ce que tu veux. » Dans la bouche de Darcy, cela paraît si simple. Mais le Scamander sait bien qu’il ne s’agit pas de ça. Pas uniquement. Car s’il la pardonne, le souvenir restera et rien ne sera plus jamais comme avant. Il se méfiera, ne lui fera plus jamais réellement confiance. Comment pourrait-il de nouveau lui donner cette confiance aveugle qu’il avait en elle ? C’est impossible. Car ce qu’elle a fait une fois, elle peut le faire tout le temps. Et Lysander veut d’une relation où la confiance mutuelle peut exister, d’une relation où il ne se réveille pas au beau milieu de la nuit, le front couvert de sueur alors que dans ses cauchemars, les deux personnes auxquelles il tient le plus au monde, lui montrent qu’elles ne sont pas dignes de confiance. Car le jeune homme à rêver plus d’une fois de cette scène, chaque nouveau cauchemar étant un couteau plongé dans le trou béant déjà précédemment laissé dans se poitrine. « Tu es le seul que j’ai jamais aimé. Lorcan n’était qu’un copain et.. » Le brun ne peut s’empêcher de rouler des yeux. Ainsi est-ce comme ça que l’on traite les personnes que l’on aime, chez les Ollivander ? Et on dit bonjour à ses amis en les embrassant à pleine bouche ? Tout cela est tellement stupide. Comment pourrait-il croire une chose pareille ? « Et c’est terminé, à présent. » Les yeux du jeune homme s’écarquillent. Il avale sa salive de travers et est obligé de se détourner de Darcy pour pouvoir tousser et ne pas s’étouffer. Essaye-t-elle vraiment de lui faire croire une chose pareille, en pensant qu’il va la croire ? Décidemment, elle se montre bien peu digne d’avoir des origines semblables à celles des farfadets. Comme quoi, une relation politique entre sorciers et farfadets, vaut parfois mieux que des relations politiques entre sorciers. Il devrait continuer à assembler des exemples de ce type pour monter son dossier. « Darcy… » souffle-t-il. Mais prononcer le prénom de la jeune femme lui fait mal et il grimace légèrement, comme si ce simple nom lui brûlait les lèvres. « Tu as déjà prétendu dans tes lettres de cet été que tu allais arrêter de lui parler. Et à la rentrée, tout semblait être comme si de rien n’était. Comment puis-je te croire ? Comment puis-je te faire confiance ? » Il secoue la tête alors que, pour la première fois, il laisse entendre à la jeune femme qu’il a bien reçu et lu ses lettres. Mais après tout, peu importe, dans le fond. Qu’il les ait lues ou non, cela ne change rien. Car une nouvelle fois, elle lui prouve qu’il ne peut pas lui faire confiance, et cela n’efface en rien la rancœur qu’il peut ressentir à son égard. Il lui a donné son cœur et elle n’a fait que le briser en de nombreux morceaux. Comment peut-il la pardonner d’avoir fait pareille chose ? C’est inenvisageable, il n’est pas encore assez fou pour cela. « A la fin de l’année prochaine, je quitte le Royaume-Uni, alors cela ne sert à rien, de toute façon. » fini par trancher Lysander, en laissant entendre quelque chose qu’il n’a encore jamais fait savoir à personne. Car sa vie ne regarde que lui, désormais. Et il n’en a que faire de l’opinion des autres sur sa personne, cela ne changera plus jamais rien chez lui. Remontant les bretelles de son sac sur son dos, il détourne les regards, s’apprêtant déjà à partir. Il n’y a rien à ajouter de toute façon. Il faut savoir se dire adieu.
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MessageSujet: Re: De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)   Dim 22 Mar - 18:44

Les paroles destinées à apaiser les soupçons de Lysander n’eurent aucun effet, au contraire. Le jeune homme manqua de s’étouffer, sous le regard inquiet de Darcy. Elle leva sa main pour la poser sur lui en s’assurant qu’il allait bien, mais elle se ravisa juste avant, craignant une réaction violente de sa part, même si elle savait que jamais il ne lèverait la main sur elle. Après tout, il ne l’avait pas fait à la fête. Toutefois, elle avait peur de le faire fuir, de mettre fin prématurément à cette rencontre qui s’annonce déjà courte, après tout, pourquoi durerait-elle ? Il n’avait aucune raison de vouloir rester en sa présence, peut-être même n’avait-il plus aucun sentiment pour elle. C’était même fort probable. « Darcy.. » Il grimace, lui montrant ainsi très bien à quel point sa présence l’insupportait. « Tu as déjà prétendu dans tes lettres de cet été que tu allais arrêter de lui parler. Et à la rentrée, tout semblait être comme si de rien n’était. Comment puis-je te croire ? Comment puis-je te faire confiance ? » Le pire, c’était qu’elle ne savait même pas quoi répondre pour plaider sa cause. Elle n’avait aucun argument convaincant pour qu’enfin il la regarde à nouveau comme avant. Lysander avait raison, elle ne méritait plus sa confiance, mais elle pourrait la regagner, s’il lui laissait une chance. A présent, elle réalisait pleinement la valeur de leur relation, et jamais plus elle ne la mettrait en péril si elle pouvait retrouver sa vie d’avant. Mais il avait tord, rien n’était plus comme avant entre Lorcan et elle. Leur altercation en était la preuve, elle ne pouvait plus supporter d’être en sa présence, la pression était trop forte, tout comme la rancœur. Cependant, Darcy ne se souvenait pas avoir promis d’arrêter de parler à Lorcan. Elle avait certes dit qu’elle ne voulait plus lui parler, mais dans l’énervement, on dit beaucoup de choses, non ? Lorcan était venu la voir, et face à l’ignorance de Lysander, elle avait eu un moment de faiblesse. Il était tout ce qu’il lui restait. « A la fin de l’année prochaine, je quitte le Royaume-Uni, alors cela ne sert à rien, de toute façon. » C’était comme si tout l’air qu’elle respirait avait soudain décidé de quitter ses poumons, la laissant le souffle court, comme si elle s’était prise un sceau d’eau gelée dans la figure. Ses jambes et ses mains tremblaient, et elle ramena difficilement ses manches sur ses mains dans l’espoir de les masquer, et également pour pouvoir se concentrer sur autre chose que son cœur qui partait en morceaux. C’était fini. Il l’abandonnait, définitivement. Il passait à autre chose. Darcy se sentait nulle, pitoyable d’avoir espéré comme ça. Il continuait à bâtir son avenir, sans elle, et qui sait, peut-être que d’ici un an, il le bâtirait avec quelqu’un d’autre. Une autre femme dans sa vie, une femme qui serait digne de lui, et de sa confiance. Une femme qu’il ne présenterait sûrement jamais à son frère jumeau, qui partirait également de l’Angleterre pour assouvir ses rêves de gloire. Lorcan avait toujours aimé être le centre de l’attention, peut-être que c’était pour cela qu’il avait brisé le couple de son frère et de sa meilleure amie, parce que pour une fois, il ne supportait pas d’être le numéro deux. Lysander, lui, n’en avait que faire d’être regardé, de la célébrité. Il voulait juste pouvoir faire confiance à ceux qu’il aimait, et elle lui avait refusé cela. Toutefois, il lui restait encore un an, et même un peu plus. Un peu plus d’un an pour le convaincre, pour regagner sa confiance, et peut-être son amour. Si Darcy ne pouvait plus avoir cela, elle espérait au moins en garder son amitié, parce qu’elle avait besoin de lui dans sa vie, même si ce n’était plus autant qu’avant. « Je.. Je croyais que tu voulais entrer au ministère. » Pitoyable. Si c’était avec cela qu’elle espérait le convaincre, elle pouvait déjà lui dire au revoir. Si elle voulait lui donner une raison de rester, ce n’était pas dans le devoir qu’elle devait taper, et si elle échouait, elle pourrait toujours le suivre. Après tout, au moins il lui en parlait, il n’attendait pas de partir pour la laisser découvrir cela après coup. C’était un point positif. Ou alors, il lui disait cela dans l’unique objectif de la blesser. « Il peut se passer beaucoup de choses, en un an. Ça ne sert à rien de se projeter trop tôt. » Après tout, c’était à cause d’elle, à cause d’eux, qu’il avait pris cette décision, sûrement peu réfléchie. Si elle arrivait à se faire pardonner, il changerait peut-être d’avis. Ou lui proposerait de l’accompagner. Evidemment, Darcy se projetait trop, puisque s’il acceptait de lui parler, ce serait déjà énorme pour elle. Elle avait besoin de sa présence, de le savoir près d’elle. S’il partait, et qu’il lui en voulait toujours autant, alors elle l’aurait perdu définitivement, plus de retour en arrière possible. Darcy lui en voulait de la mettre dans cette situation, sa vengeance était pire que des cris. Elle aurait préféré qu’il lui dise sa haine plutôt qu’il ne l’ignore. Et reparler de ses lettres uniquement pour parler des passages sur Lorcan, c’était réduire à néant le reste. Eux. Comme si leurs années ensemble ne valaient rien, comme si elles avaient été effacée par ce baiser. « Et ce baiser ne représentait rien, j’aurais embrassé ma sœur que ça aurait été pareil pour moi. » A nouveau, Darcy décida d’inverser les situations. Si, ivre, Lysander avait embrassé Lorcan, elle aurait ri, au pire, elle aurait trouvé ça étrange, bizarre, à la Scamander quoi. Mais elle n’aurait jamais rompu. Oui, ainsi, la situation paraissait bien plus profitable.
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MessageSujet: Re: De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)   Lun 23 Mar - 14:11


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maybe i'm in the black, maybe i'm on my knees, maybe i'm in the gap between the two trapezes. but my heart is beating and my pulses start cathedrals in my heart. as we saw oh this light i swear you'll emerge blinking into to tell me it's alright. as we soar walls, every siren is a symphony and every tear's a waterfall.



Ce qui a de fascinant dans la politique – du moins, du point de vue de Lysander –, c’est que l’on n’est jamais réellement concerné personnellement. Il s’agit d’Etats, de villes, de parties politiques mais jamais cela ne met en cause que deux personnes. Ainsi, lorsque l’on est trahi, sans un sentiment de trahison qu’il nous faut partager, rien de bien personnel, à moins que ce ne soit pour quelques magouilles vicieuses dans lesquelles le jeune homme espère bien ne jamais tremper. C’est pour cela que ce cursus l’a aussi rapidement attiré. Car il s’agissait là d’une façon de se faire des amis sans qu’ils n’en soient vraiment, de ne pas être blessés si ceux-ci lui tournaient le dos, car tout n’était qu’artifices et mascarades. Et pendant un temps, il avait regretté que sa relation avec Darcy ne soit pas de celles issues de son cursus politique. A la manière d’une amante qui n’en était pas vraiment. Ainsi il aurait pu ne pas le prendre personnellement en la voyant flirter avec Lorcan comme l’on peut être amené à flirter avec un autre parti lorsque le temps s’y prête. Mais cela n’avait rien à voir avec quelques mises en jeu politiques et cette fois, Lysander avait eu à faire face à une trahison personnelle. La première de sa vie, étant donné qu’il n’était jamais parvenu à accorder ainsi sa confiance auparavant. Et cela lui fait mal, encore aujourd’hui. « Je.. Je croyais que tu voulais entrer au ministère. » Il hausse les épaules. Evidemment qu’il le voulait, mais il arrive que des choses changent. Que ce soit les sentiments d’une personne pour une autre ou encore les choix d’avenir. Ce sont des choses qui arrivent. Et si Lorcan a le droit de vouloir fuir, alors lui aussi le peut. Plus jamais il ne s’interdira quoi que ce soit pour laisser de la place à son frère. Car cette fois, le plus jeune des Scamander ne sera pas le seul à faire du mal à leurs parents en s’exilant à des lieux de la résidence familiale. Cette fois, il ne peut pas juste vouloir préserver l’insouciance de leurs parents quant à leur relation fraternelle, tandis que Lorcan ne fait aucun effort pour se faire. Il n’en peut plus de jouer à l’aîné responsable alors qu’il n’est l’aîné que de quelques minutes. Et il sait qu’il ne supportera plus cette injustice bien longtemps. Désormais, il refuse de couvrir son frère et de porter la moindre responsabilité à sa place. C’en est trop. « Il peut se passer beaucoup de choses, en un an. Ça ne sert à rien de se projeter trop tôt. » Lysander se raidit légèrement, peu sûr de vouloir recevoir de quelconques conseils de la part de Darcy. Après tout, elle s’était projetée dans une vie avec lui. Trop tôt. Elle lui avait préféré Lorcan, montrant sa préférence en public. Et Lysander avait bien pris le temps de réfléchir là-dessus depuis lors. Et voilà déjà de nombreux mois qu’il préparait son plan, se surprenant même à espérer déjà vivre transatlantique. Le Royaume-Uni lui ayant déjà causé bien trop de peine. La fuite n’a jamais été sa meilleure alliée mais cette fois, il sait qu’il ne peut faire autrement s’il veut se reconstruire. Vivre entouré des fantômes de Lorcan et Darcy, lui est bien trop compliqué. Et ce même si la jeune femme semble vouloir lui certifier qu’elle ne parle plus du tout à son frère jumeau. « Et ce baiser ne représentait rien, j’aurais embrassé ma sœur que ça aurait été pareil pour moi. » Un instant, le jeune homme hausse les sourcils, ne s’étendant pas attendu à une telle comparaison. Ses lèvres laissent alors échapper un léger rire tandis que son visage reste quelque peu crispé. Celui-ci ne dura pas plus de quelques secondes alors que Lysander s’empresse de se reprendre. Après tout, Lorcan n’est pas réellement le frère de la jeune femme, alors comment peut-elle dire une chose pareille. « Alors tu le considères comme ton frère… » souffle-t-il avant de baisser le regard sur ses pieds. Il n’est pas certain d’aimer la conclusion qu’il vient de tirer. Qui embrasse son frère ? A lui, l’idée d’embrasser Lorcan ne lui serait jamais venu à l’esprit. Et jamais il n’a vu Darcy embrasser sa sœur non plus. Comme quoi cela ne semble pas être une tradition familiale bien à l’Ollivander, non plus. En revanche, peut-être est-ce une tradition chez les farfadets. Mentalement, il prend note du fait qu’il lui faudra poser la question à sa génitrice. Après quelques instants passés silencieusement, il se décide enfin à reprendre la parole : « Darcy, ta sœur était ma famille. Comment aurais-tu réagi si tu l’avais vue pendu à mes lèvres et que je l’avais embrassée en retour ? » Il prend une légère inspiration alors qu’il secoue la tête, avant de plonger de nouveau son regard dans les prunelles turquoises de la jeune femme. « Que ferais-tu aujourd’hui ? » lui demande-t-il sans détourner son regard, s’autorisant enfin à voir les larmes presque séchées de Darcy. S’autoriserait-il à pleurer si la situation inverse était survenue ? Il ne le pense pas, ayant toujours appris à prendre sur lui, à ne pas se plaindre quoi qu’il arrive. Comme lorsque Lorcan avait toute l’attention de Darcy et que lui n’était qu’un moins que rien, moqué par certains, à qui il arrivait de rester seul sur les bancs de Poudlard. Mais il se rappelle sans mal des larmes qui avaient maintes fois brûlées ses joues alors qu’il repensait à la trahison des deux personnes qu’il aimait le plus. Et il est certain que dans son cas, Darcy le détesterait de tout son être à l’heure qu’il est.
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MessageSujet: Re: De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)   Mer 25 Mar - 7:55

La comparaison de Darcy était peut-être maladroite et inattendue, voir déplacée, mais au moins, elle eut le mérite de détendre quelque peu l’atmosphère, au moins durant quelques instants tandis qu’un léger rire s’échappait des lèvres de Lysander. Il disait toujours que ce qu’il aimait le plus chez la jeune femme, c’était son côté décalé, grand point commun entre leurs deux familles, et c’était également ce qui lui avait tout de suite plut chez lui. Adolescente, Darcy l’observait souvent lire son magazine étrange avec un air fasciné, et l’envie de le connaître et de faire parti de son monde s’était aussitôt faite de plus en plus forte. Evidemment, si elle s’était intéressée à lui dans un premier temps, c’était à cause de sa proximité avec Lorcan, celui-ci lui parlant souvent de son frère jumeau tellement génial, mais elle avait vite réalisé que leur lien était plus fort que cela, ils avaient une connexion, sinon pourquoi auraient-ils échangés autant de regards, comme si cela était suffisant pour communiquer ? C’était pour tout cela que Darcy se refusait à croire que leur relation pouvait être terminée. Parce qu’une relation comme celle-là, ça ne se termine pas, voilà tout. « Alors tu le considères comme ton frère.. » D’accord, c’était bizarre de sous-entendre que les embrassades familiales pouvaient être tout à fait normal, mais elle ne comprenait pas pourquoi il refusait tant de passer à autre chose. Après tout, il y a des choses plus graves dans la vie. Elle comprenait qu’il l’ait mal pris, mais de là à rompre définitivement pour un simple baiser qui n’était même pas sincère, c’était vraiment exagéré. Si elle avait ressentit quoi que ce soit ce soir là, et si elle avait le moindre sentiment pour Lorcan, elle ne serait pas là à tenter d’arranger les choses avec Lysander, après tout. Si elle était là, c’était parce qu’il lui manquait, atrocement, comme si une partie d’elle l’avait quitté. Comment pouvait-il ne pas le comprendre ? Peut-être qu’après tout il était passé à autre chose, lui. Peut-être ne ressentait-il plus rien pour elle. Mais dans ce cas, il pardonnerait à son frère, non ? On ne reste pas brouillé avec son jumeau à cause d’une fille qui ne représente plus rien. « Darcy, ta sœur était ma famille. Comment aurais-tu réagi si tu l’avais vue pendu à mes lèvres et que je l’avais embrassé en retour ? » Pour le coup, Lysander avait marqué un point, Darcy aurait vraiment été furax. Mais de là à couper les ponts avec les deux personnes qu’elle aimait le plus, franchement, elle en aurait été incapable. Peut-être est-elle faible, mais elle pensait réellement qu’après l’explication, elle aurait pu leur pardonner. « Que ferais-tu aujourd’hui ? » Elle se devait d’être sincère. Elle pourrait simplement lui répondre qu’elle leur aurait pardonné, mais en réalité, elle n’avait pas vécu la situation, alors comment pourrait-elle savoir ? Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle serait incapable de cesser de l’aimer. Même si c’était définitivement terminé, qu’il refaisait sa vie avec une autre, loin, et qu’elle finissait par faire de même, elle savait au fond d’elle qu’elle l’aimerait toujours, une partie d’elle lui appartenait, et ceux définitivement. Mais elle s’interdisait de pleurer à nouveau. Déjà parce qu’elle était franchement laide lorsqu’elle pleurait, mais surtout parce qu’elle devait se montrer forte. Son seul moyen de le séduire à nouveau, c’était de se montrer telle qu’elle était réellement, et non pas comme une pauvre fille qui passait sa vie à pleurer. Elle en était capable, ses parents lui avaient toujours appris à cacher ses émotions. Elle s’était laissée aller, mais elle devait se reprendre, et agir comme une sang pure, se montrer digne de son rang. « Honnêtement, j’avoue que sur le coup j’aurais pété les plombs. » Sur le coup, sous-entendu que maintenant, ça serait terminé. Oh c’est sûr qu’elle lui en aurait voulu, comme elle en voulait à Lorcan, mais elle les adorait, sa sœur et lui, et le pardon est important. Le pardon en apparence, tout du moins. De là à dire que tout serait redevenu comme avant, c’était sûr que non, mais au moins, ils auraient avancé. Et puis, Darcy n’allait pas lui dire qu’elle aurait agit comme lui, ça ne serait que lui donner une excuse pour fuir. « Je vous l’aurais fait payé, mais jamais je n’aurais été capable de vous virer de ma vie. Vous êtes trop importants pour moi. » Peut-être qu’elle s’avançait un peu trop, mais c’était la vérité, et rien que la vérité. Sa vengeance aurait été terrible, comme elle pouvait l’être avec Lorcan, mais jamais elle n’aurait supporté de les voir s’éloigner d’elle. Ça aurait été un acte totalement égoïste pour le coup, mais elle ne doutait pas que ça les aurait arrangé. Elle se demandait si Lysander souffrait de cette distance qu’il avait lui-même installée entre eux. Si elle lui manquait, autant qu’il lui manquait, si parfois, il regrettait de ne pas avoir répondu à ses lettres, et si parfois, il envisageait de lui laisser la chance de se faire pardonner. S’il envisageait de lui laisser une seconde chance.
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MessageSujet: Re: De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)   Mer 25 Mar - 13:43


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Essayer de faire en sorte que Darcy se mette à sa place et prenne conscience de la rage qu’elle aurait ressentie en se trouvant dans sa situation, lui est apparu comme une idée judicieuse. Après tout, c’est ce qu’elle a tenté de faire dans le sens inverse, donc il est fort possible qu’elle aime cette éventualité, qu’elle se plaise dans le fait d’avoir à se mettre à la place de quelqu’un d’autre. Un instant, Lysander tente d’imaginer ce qui se passerait si elle lui disait qu’elle ne lui en aurait pas voulu – dans ce cas, ce serait un mensonge, car elle ne se serait pas mise à sa place –, s’il accepterait de remettre sa réaction en question pour voir si celle-ci n’était pas excessive. Mais il repousse rapidement cette éventualité. Il n’est pas le fautif dans l’histoire, lui n’a rien fait de mal. Il observe calmement la jeune femme alors que ses prunelles turquoises sont perdues dans le vide, qu’elle semble être en train de réfléchir. Ses larmes de tout à l’heure ne semblent déjà plus être qu’un lointain souvenir. Comme si le fait que le jeune homme accepte de lui parler sans la rejeter aussitôt, représente déjà énormément pour elle. Il ne sait pas vraiment pourquoi il n’a pas fuit en accélérant le pas, cette fois. Peut-être parce qu’il est sans doute temps de mettre les choses au clair, afin de pouvoir passer à autre chose, arrêter de s’accrocher au passé et laisser partir ces maux qui lui brûlent les entrailles, ces souvenirs douloureux qui ne cessent de le hanter. Pouvoir passer à autre chose, c’est pourtant une chose que Darcy ne semble pas prête à faire. Elle attend toujours son pardon et, dans son esprit, rien ne semble avoir avancé depuis la rédaction de ses lettres. Elle cherche toujours à ce qu’il lui accorde une seconde chance. Et cette fois, elle ne semble même plus avoir la force de passer à côté de lui dans un couloir sans tenter de lui faire entendre raison. Cela perturbe excessivement Lysander qui, encore une fois, rêverait de la prendre dans ses bras mais se le refuse, de peur d’être de nouveau blessé. « Honnêtement, j’avoue que sur le coup j’aurais pété les plombs. » finit-elle par avouer, le Scamander se sentant aussitôt victorieux. Il s’attarde surtout sur la partie j’aurais pété les plombs, se refusant à entendre le sur le coup. Après tout, elle ne peut pas savoir pendant combien de temps elle aurait été habitée d’une rage folle, n’est-ce pas ? Il n’y a aucun moyen de le savoir tant que cela ne lui est pas arrivé pour de vrai et Lysander ne souhaite pas particulièrement à avoir embrasser la cadette Ollivander pour tester quoi que ce soit. « Je vous l’aurais fait payé, mais jamais je n’aurais été capable de vous virer de ma vie. Vous êtes trop importants pour moi. » conclut-elle en redressant enfin la tête vers l’aîné des jumeaux. Le brun hoche alors doucement la tête, tentant de se montrer compréhensif. Mais une nouvelle question lui noue les trippes. Quelque chose qu’il a soudainement très envie de savoir. Il ne se questionne pas bien longtemps avant de finalement se lancer, cédant à sa curiosité, bien qu’il ne soit pas convaincu que cela soit une très bonne idée. « Est-ce que tu connaissais ses sentiments ? » Lorsqu’il t’a embrassé, sous-entend sa question. Mais il se retient de le dire à haute voix, ne voulant pas se remémorer ce moment. Il se rappelle juste que lui-même connaissait les sentiments de son frère pour Darcy, mais avait choisi de les ignorer – non sans quelques remords – lorsque la jeune femme avait semblé prête à le choisir lui. Peut-être l’avait-elle choisi en sachant ce que voulait Lorcan, peut-être ne savait-elle juste pas qu’un autre Scamander semblait déjà bien prêt à avoir une relation avec elle. Et cette fois, il veut être certain qu’elle ait fait son choix. Sauf qu’il ne sait pas s’il est réellement prêt à l’entendre. « Enfin, ce n’est pas à moi de te parler de ça. » se ravise-t-il en passant une main sur son visage alors qu’il recule doucement. Cherchant à se défaire de sa compagnie sans vraiment vouloir la laisser. Et au fond de lui, il sait qu’il est encore bien trop accro à la jeune femme, qu’il n’a pas pris assez soin de se détacher d’elle avant de s’autoriser cette discussion – à moins que ce ne soit elle qui lui ait imposé, après tout, c’est à cela que ça ressemblait. « Il faut que j’aille m’occuper des farfadets et… Je n’ai pas le temps. Je ne suis vraiment pas sûr de vouloir entendre ta réponse. » avoue-t-il alors qu’il baisse la tête sans s’en aller pour autant. Pourquoi reste-t-il planter là alors que sa raison lui crie de partir, loin de Darcy et des réponses qu’elle seule peut connaître ? Il ne saurait le dire, mais il se sent réellement abattu alors qu’il imagine ainsi ce qu’elle pourrait bien lui dire. Dans un sens, les farfadets doivent tout de même être bien plus conciliants et quelque part, il se maudit de ne pas être allé s’occuper de ses créatures fascinantes plus tôt, alors qu’il était encore temps de dire à la jeune femme qu’il n’avait aucun désir de s’entretenir avec elle. Mais il doit avouer qu’il aime la présence de Darcy, quand bien même cela lui brise le cœur d’avoir à se refuser de la serrer contre lui et de l’embrasser.
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De battre mon coeur s'est arrêté. (Lysou)

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