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 j'suis un génie, avec mes mots d'au moins trois syllabes ◮ elladora.

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Date d'Inscription : 16/04/2013
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MessageSujet: j'suis un génie, avec mes mots d'au moins trois syllabes ◮ elladora.   Mer 17 Avr - 19:41



j'suis un génie, avec mes mots d'au moins trois syllabes.



Sa robe de sorcière est bien trop longue. Et son chapeau assez étrange. Mais quel est donc cet étrange rose ? Tu n'aurais jamais imaginé qu'une telle horreur puisse exister. Tu la plains sincèrement de se retrouver contrainte de porter ceci ; ce doit être quelque chose de semblable à un pari perdu. C'est la seule explication pour qu'une personne un minimum saine d'esprit puisse se promener dans la rue ainsi vêtue. Ou alors, elle n'est pas saine d'esprit. Ce qui expliquerait bien des choses. Tu plisses les yeux avec une brève hésitation. Elle ? Tu n'en es plus si certain. Tu te colles pratiquement contre la vitre en espérant pouvoir distinguer définitivement. Elle marche assez vite, ce qui t'empêche de te mettre d'accord avec toi même. Mais, ce doit être une femme. Un homme serait plus large d'épaules, normalement. Mais, ceci dit, cet individu, cette chose, ou quoi que ce soit, n'est tout bonnement pas normale. Peu de lois logiques doivent la régir. Tu soupires comme elle passe son chemin, t'arrachant ainsi à sa vue des plus.. Dérangeantes, oui, c'est le mot. Cela mettrait presque mal-à l'aise, de regarder une personne comme celle-ci. Pourtant, à moins que ce ne soit justement pour cette raison, tu hésites un instant à te lever, sortir et te hâter de la rattraper, afin d'échanger quelques mots. Mais tu as d'autres choses à faire cet après-midi. Et puis, rien que la porte, est loin. Tellement loin.. Cela te semble des kilomètres. Finalement tu es bien ici, aussi, assis à l'envers sur ta chaise, les bras croisés sur le dossier. Tu réalises que tu ne t'es toujours pas décollé de la fenêtre, ce qui doit te donner un air assez intelligent, vu de l'autre côté. Quoi que, pour cela, il faudrait que quelqu'un te regarde. Tu imagines sans trop de mal leur réaction en te voyant, simplement occupé à les fixer d'un regard presque curieux. La population sorcière peut s'avérer particulièrement étrange, ça ne fait pas de doute. Quand on voit cela, on ne peut que te trouver tout à fait normal. Tu devrais peut-être leur montrer ce genre de cas, à ceux qui t'estiment étrange. Ils comprendraient qu'ils ont tort. En toute honnêteté, tu ne comprends vraiment pas ce qu'ils peuvent bien trouver pour alimenter leurs bavardages sur toi. Mais, pour rester franc, tu t'en moques pas mal. Au moins l'on parle de toi, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Si tu n'avais pas été toi, tu aurais sans doute eu une petite pensée pour ces pauvres Blaireaux, dont toi même ne parviens pratiquement rarement à retenir le nom, même lorsque tu partages certains cours avec eux. Voir même une table. Eux, sont invisibles. Et pour rien au monde tu ne désirerais partager ce calvaire. Ce doit être dérangeant, franchement. Comment font-ils pour se trouver une place libre, lorsqu'ils se trouvent dans un endroit public, si personne ne les voit ? Tu te demandes même si eux mêmes se voient, d'ailleurs. Ce doit être doublement embêtant, de ne pas se voir. Ils doivent s'enduire de farine le matin, afin de se repérer un minimum. Mais cela tâcherait leurs vêtements. Pas que tu aies peur de ce qui est salissant, mais quelqu'un l'aurait remarqué, si des Poufsouffle tâchés de poudre blanche se promenaient dans le château, tout de même. Quoi que la farine reste une des meilleurs solutions, à ton humble - extrêmement, énormément, et toute sorte de mot en 'ment' qui sonnent si bien - avis. Comme cela, même si à un instant ils ont faim et rien qui se mange sur eux, eh bien.. Bah, ça doit bien avoir quelque chose de nourrissant, même si tu n'es pas certain que ce soit franchement bon, à manger sans rien.

Tu finis par redresser ta tête, très légèrement. Il ne faudrait pas trop t'en demander, non plus. Tu bats des paupières à plusieurs reprises, non loin de tomber de sommeil, à force de demeurer planté sur ta chaise devant la vitrine, immobile. Tu n'as pas la moindre idée du temps que tu as passé ici, tu te souviens simplement t'être assis sitôt ta lettre rédigée et envoyée. Et même pour cela, tu n'as pas perdu de temps. Quelques mots l'invitant à te rejoindre au plus tôt à l'atelier, espérant qu'elle ne prenne pas tout son temps. A cet instant ton impatience était plutôt forte, tu as effectué une longue marche solitaire dans la pièce, ce qui a du te prendre quelque chose comme trois immenses minutes, et as poussé jusqu'à sortir, et 'faire un tour' dans la rue. Ce qui t'a, soyons franc, rapidement lassé, et tu es venu te laisser tomber ici, pour finalement ne rien faire, et attendre docilement ta cousine. Avec la lettre, ton hibou a également porté un billet qui pour toi vaut bien tous les Gallions ; une place pour assister au prochain match des Faucons. Tu ne manques jamais un de leurs matchs, et il est évident pour toi qu'elle se doit, comme toujours, de t'y accompagner. D'ailleurs, la présence du billet sans explication ou proposition le prouve bien, elle doit accepter, et n'a pas franchement le choix. Elle viendra avec toi, comme toujours. Et si elle refuse, tu râleras, tempêteras, jusqu'à ce qu'elle finisse par céder. Un match des Faucons ne serait plus le même sans elle. Comme à ton habitude, tu tenteras sans doute de trouver un moyen de parler à au moins l'un des joueurs, afin, tu l'espères - toujours en vain - d'augmenter tes chances de les intégrer un jour. De toute façon, tu ne peux imaginer ta vie future autrement qu'étant un de leurs Batteurs, alors autant tout tenter. Même si tu sais bien qu'au final ce ne seront nullement tes efforts qui en décideront, tenter tout de même aide à avoir la conscience tranquille ; la satisfaction du devoir accompli, vous connaissez ? Tu n'es pas certain qu'Elladora soit réellement en retard, pourtant toi, tu es las de patienter. Comment peut-elle oser t'infliger cela, sincèrement ? Si ce n'était pas pour elle, il y a longtemps que tu les aurais déjà essayés. Lorsque vous étiez plus jeunes, Septimus s'obstinait à simplement vous dire qu'il avait une surprise pour vous. Vous accourriez alors en braillant comme de braves gamins, pour qu'il vous annonce avec un sourire radieux qu'il avait mis un nouveau modèle au point. Sautillant comme des lutins, vous le suppliez de vous laisser les essayer sur le champ, requête à laquelle il accédait, parfois. Mais il y a un moment déjà qu'il a compris qu'à présent la simple mention de surprise n'est plus suffisante pour vous appâter, et que parfois, il faut en dire un peu plus. Ce qui se trouve être le seul moyen de s'éviter les questions qui suivent immanquablement, avec pour seul et unique but de découvrir à l'avance ce qui vous est réservé. Alors à présent il s'est résigné à vous dire franchement qu'il souhaite vous présenter son nouveau modèle de balai. Grands amateurs de Quidditch que vous êtes, il est évident que vous êtes les plus désignés pour tester ses créations, vos simples résultats ont suffi à l'en convaincre. Alors quand il t'a réveillé - malheureusement pour toi, assez tôt - ce matin pour te proposer de faire venir ta blondinette de cousine, ton sang n'a fait qu'un tour et tu as pratiquement bondi hors de ton lit pour lui écrire. Enfin, après les rituels et traditionnels grognements dignes de chaque personne tirée du sommeil à une heure qui ne lui plait pas franchement. A présent tu regrettes de ne pas être allé te recoucher après avoir écrit. Les vacances n'ont débuté que depuis quelques jours, et tu aurais bien aimé faire la grasse matinée. Clairement. Et puis, l'attente fébrile aurait été moins longue. Ces annonces te font toujours le même effet, tu meurs d'envie d'aller directement voir, toucher, peut-être même essayer. Et tu crois défaillir en patientant difficilement, pour ton plus grand malheur. Tu détestes patienter, en vérité.

Le bruit qu'émet la porte en s'ouvrant te fait sursauter brusquement, si bien que tu te cognes violemment le front contre la vitre avec un grognement. Tu grognes assez souvent, finalement. Te passant machinalement la main à l'endroit douloureux, tu tournes la tête vers l'arrivant, et sourit malgré toi. Te relèves assez rapidement, tant que la tête te tourne un instant. Ella' ! T'as été teeeellement longue.. Et puis, t'as bien failli me tuer, au passage. Petite moue boudeuse ; tout en parlant tu t'avances vers elle, passe un bras autour de ses épaules et l'attire à toi, la serrant sans trop lui laisser le choix dans tes bras un instant. Tu t'écartes assez rapidement, sans toutefois la lâcher, gardant ton bras pour la 'guider', bien qu'elle connaisse à peu près aussi bien que toi le chemin. La pièce est légèrement sombre, quoi que tu l'aimes énormément. Rien que l'odeur de bois sec constamment présente suffit à te faire succomber. Le passage jusqu'à la porte vers laquelle tu la diriges est pour une fois parfaitement dégagé, bien que de nombreuses boîtes l'entourent. Arrivé devant tu ôtes finalement ton bras des épaules de ta cousine, lui donnant au passage une petite pichenette sur le front. J'espère que tu as bien tout reçu, hein. Regard oblique, appuyé. Si elle ne comprend pas, c'est soit qu'elle est descendue plus bas que toi sur l'échelle de la stupidité, ce qui ne t'étonnerait qu'à demi, soit que le billet s'est perdu en chemin, au quel cas tu râlerais énormément. Ta main se pose sur la poignée, tu fais mine d'hésiter un moment, avant de soupirer de façon presque théâtralement, et de la tourner. Je t'aurais bien fait attendre un moment, mais là, j'en peux plus. Souriant franchement - elle fait partie des rares personnes avec qui tu peux te permettre d'être entier -, tu pousses une bonne fois pour toutes la porte, et la pousses dans la cour devant toi. C'est ici que tout commence réellement, à ton avis. Devant vous s'ouvre un espace dégagé, plutôt vaste, au bout du quel trône l'atelier en lui même, vers lequel tu marches sans prendre la peine de vérifier qu'elle te suive bien. Simplement un toît et des colonnes de bois pour le soutenir ; aucun mur. Tu peux ainsi l'y voir, penché sur ses deux dernières créations, clairement mises à l'honneur au milieu de son bric-à-brac de fabricant. Arrivé à ce que tu pourrais qualifier 'd'entrée', tu tousses légèrement, avant de saisir un morceau de bois, le faisant tourner entre tes doigts ; tu bats quelquefois l'air avec, comme s'il s'agissait d'une batte. A ton grand damn il n'a pas du entendre, et tu soupires, te voyant forcé de parler, ce qui a le mérite de t'agacer lorsque tu ne l'avais pas prévu. Septimus.. ? Elle est arrivée. Tu t'effaces immédiatement sur le côté, laissant Ella seule plus ou moins face à lui. Bien qu'il soit plutôt quelqu'un de gentil et d'agréable, et pour une raison qui t'échappe, ton père t'a toujours impressionné et intimidé, au point que tu ne parviens à l'appeler que par son prénom. L'appeler 'père', 'papa', ou d'une quelconque autre façon, te paraîtrait vraiment étrange et dérangeante. T'appuyant à la colonne, tu observes en silence ta cousine, continuant de jouer avec ton bout de bois, mais de façon quelque peu plus discrète.
made by pandora.





nous sommes un
This is it boys, this is war, what are we waiting for ? why don't we break the rules already ? i was never one to believe the hype ; save that for the black and white. i try twice as hard and i'm half as liked, but here they come again to jack my style.
RedSky


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MessageSujet: Re: j'suis un génie, avec mes mots d'au moins trois syllabes ◮ elladora.   Jeu 18 Avr - 18:08

❝ J’suis un génie, avec mes mots d’au moins trois syllabes ❞

La nouvelle stratégie de vacances d’Elladora était de passer le plus de temps possible à dormir ou à être hors de chez ses parents. Ou à dormir hors de chez ses parents, carrément. Alyson avait la garde de Merveille, le père d’Ella s’étant inventé une allergie aux chats, et la Gryffondor ne pouvait donc même pas s’amuser avec l’animal. Elle avait nettoyé son insigne de Préfète au moins dix fois par jour, essayer de trouver des occupations en vain, mais rien, elle mourrait d’ennuie dans son manoir. Ses parents ayant décidé qu’elle était trop jeune pour sortir seule, elle n’avait donc plus d’autres choix que de s’enfuir par la fenêtre sous la forme de Casilda, sa forme d’animagus. Ses parents travaillaient toute la journée, Isadora avait autre chose à faire que la surveiller, et Callie.. Eh bien, Ella se fichait bien de Callidora, en vérité. Ce jour là, Ella était sortie par la grande porte du manoir, ses parents étant déjà parti. Elle avait vaguement entendu Isadora lui crier quelque chose par la fenêtre de sa chambre au 2e étage mais.. Ella avait choisi de l’ignorer. Elle pourrait ainsi nier au moment où elle devrait expliquer son départ. Elle avait bien envie de voler jusqu’à chez Alyson, mais elle craignait que les Spencer soient tous là et que les parents d’Aly la dénoncent aux siens. Elle était donc dehors chez elle, sans nul part où aller. Génial. Ella regarda quelques instants trois lapins courir les uns derrière les autres et sourit malgré elle. Elle adorait voir les animaux ressortir une fois le printemps arrivé. Elle adorait voir la nature revenir après l’hiver glacial. A Poudlard surtout, c’était magnifique. Ici, en Irlande.. Et bien, disons que c’était bien aussi. Différemment. En fait on pourrait comparer Poudlard à un énorme pot de glace qui, à chaque bouchée, donne envie d’en avoir une autre, et l’Irlande, on pourrait comparer ça à de la glace toute simple, sans goût, sans couleur, une fois qu’on l’a vu, c’est suffisant. Ella fit encore pas et écrasa une brindille, bruit qui fit fuir les lapins. Elle soupira. Elle devait absolument s’éloigner de ce manoir avant de commencer à sérieusement déprimer. Les vacances, c’était vraiment chiant. Et puis, elle entendait du bruit dans la maison, alors si Isadora sortait, elle n’aurait plus qu’à rentrer avec elle ensuite. La Gryffondor se transforma donc en Casilda pour se rendre au village près de chez elle. En dix minutes, elle y était. Malheureusement, il faisait encore froid, et rares étaient ceux qui s’étaient aventurés dehors comme elle. Ainsi, la jeune Préfète ne croisa qu’une vieille vendeuse de lait qui promenait une de ses vaches à qui elle acheta une bouteille de lait juste parce qu’elle faisait peur avec son œil de verre, et une petite fille moldue que Ella adorait. Une petite blonde qui s’habillait toujours en rose et qui avait toujours la dernière technologie moldue. De temps à autre, elle montrait tout à Ella. Les parents de la petite fille souriaient en remerciant Ella d’avoir l’air vraiment fascinée par les dernières trouvailles de leur fille, mais Ella n’avait même pas à se forcer, la fascination venait toute seule quand il s’agissait d’objets moldus. Et puis, la petite fille était une très bonne cuisinière. Sa spécialité, c’était les compotes. Goût fraise, c’était ses préférées. Avec leur couleur bien rose. Lorsqu’elle en dégustait, la petite fille en avait toujours qui coulait sur son menton, et elle allait directement avec la langue pour se lécher et tout récupérer. Elladora était toujours amusée en la regardant faire. Ce midi là, elle avait été invitée par les parents de l’enfant pour déjeuner, et au dessert, elle eut droit à une compote à la vanille que l’enfant avait préparé spécialement pour elle. En début d’après-midi, la Gryffondor se décida enfin à rentrer chez elle avant que ses parents n’aient l’idée de revenir et de constater son absence. Et puis, elle devait aussi s’arranger avec Isadora pour être couverte au cas où.

« Ella ? C’est toi ? » A peine la blonde avait-elle passé la porte qu’elle entendit sa sœur crier et arriver en courant du 2e étage. Ella craignait surtout de se faire crier dessus pendant des heures jusqu’à ce que leurs parents rentrent et qu’ils prennent la relève. Mais non, Isadora n’avait pas le moins du monde l’air en colère. Ella se demandait presque si sa sœur s’était rendue compte qu’elle avait disparu pendant la moitié de la journée. « Oui, qui d’autre ? » Sa grande sœur ignora sa question et lui tendit une enveloppe. « C’est quoi ? » Elle prit la lettre et reconnu tout de suite l’écriture. Ça venait de son cousin, Gideon. Intriguée, Ella se dépêcha de l’ouvrir. « C’est arrivé au moment où tu partais ce matin ! J’ai essayé de t’appeler mais tu n’as pas du m’entendre. » Ella eu peur d’avoir loupé une information importante et elle se dépêcha encore plus. Enfin, elle savait que généralement, son cousin ne dirait rien de bien intéressant, mais on ne sait jamais. Elle tomba d’abord sur un billet pour assister à un match de Quidditch de l’équipe favorite de son cousin. Comme toujours, il comptait sur elle pour l’accompagner. Evidemment qu’elle viendrait, elle venait toujours avec lui, et ça n’était pas prêt de changer. C’est l’un des seuls membres de sa famille qui l’apprécie, elle peut bien le suivre partout où il le veut. Et puis, le Quidditch, c’était leur truc à eux depuis tout petits. Essayer les balais de l’oncle Septimus avec Gideon, c’était le plus grand plaisir de la petite fille qu’Ella avait été, et encore maintenant, c’était l’une des choses qu’elle préférait faire au monde. Leur duo s’était agrandi en trio avec Alyson, mais essayer les balais en avant-première, ça restait entre Gideon et Ella. D’ailleurs, c’était de ça que parlait le petit mot qui accompagnait le billet. Elle devait venir au plus vite à l’atelier de l’oncle Septimus pour essayer sa toute nouvelle création. Elle sentit un sentiment d’excitation s’emparer d’elle. Gideon devait déjà l’attendre depuis un moment maintenant ! L’enveloppe à la main, elle courut jusqu’aux escaliers qui menaient à sa chambre. Dans la précipitation, elle en oublia même de lever les pieds à trente centimètres du sol au niveau de la plus haute marche, et elle se prit donc les pieds dans le fil transparent que Machin tendait toujours à cet endroit là pour « prévenir les voleurs ». En vérité, c’était juste un moyen d’embêter Ella, et elle s’était encore une fois fait avoir. La préfète s’étala lamentablement sur le sol dans un cri de surprise. Elle entendit sa sœur rire en bas de l’escalier, et, furieuse, elle s’enferma dans sa chambre. Elle posa l’enveloppe sur son bureau et se déshabilla pour une tenue plus confortable. Elle mis même ses chaussures de Quidditch. Quitte à essayer des balais, autant être en bon état pour bien en profiter. Sa cheville lui lançait, mais elle était trop fière pour demander à Isadora d’arranger ça grâce à sa magie, et elle ne pouvait pas s’en occuper elle même. Elle décida aussi que boiter pour avoir un peu moins mal, c’était pour les faibles, et qu’elle s’y refusait. Elle alla ensuite devant son miroir pour attacher ses cheveux en une queue haute qui empêcherait ses cheveux de lui revenir sans cesse dans les yeux. Elle hésita longuement entre un élastique marron et un noir, et fini par opter pour le marron foncé, assorti à ses chaussures de Quidditch. Une fois prête, elle ouvrit l’oreille pour essayer de localiser Isadora dans la maison et fini par entendre du bruit à l’étage supérieur. Parfait, au moins elle n’aurait pas à croiser le regard moqueur de sa grande sœur. Avec un peu de chance, elle aurait oublié d’ici qu’elle rentre. Cette fois, Ella fit bien attention à enjamber le fil largement au dessus, et alors qu’elle était à mi hauteur de l’escalier, la porte de Callie s’ouvrit. « Où tu vas cette fois ? » Ella s’arrêta deux secondes dans l’escalier pour faire comprendre à sa petite sœur qu’elle l’avait entendu, leva les yeux au ciel, et continua sa route sans répondre. Elle était trop en retard pour perdre du temps à discuter avec la jeune Serdaigle. Une fois dans la cuisine, elle prit tout de même quelques minutes pour attraper un bout de papier et un crayon pour rédiger un mot expliquant à ses parents où elle allait au cas où ils reviendraient avant elle et que, par miracle, ils s’inquiètent pour elle. Mais même si elle en doutait fortement, elle devait tout de même prévenir. Après avoir mis le mot bien en évidence sur la table, Ella alla dans le salon pour allumer la cheminée, pris de la poudre de cheminette, entra dans le feu, et passa par les réseaux des cheminées jusqu’au Chemin de Traverse.

En quelques minutes, Ella était à Londres. La première chose qu’elle fit fut de vérifier son apparence dans une vitrine, et, après avoir rajusté quelques mèches de cheveux pour qu’elles tombent mieux, la Gryffondor se dépêcha d’aller jusqu’à l’atelier de son oncle où Gideon devait l’attendre en râlant à cause du temps qu’elle mettait. Après une centaine de mètres, elle arrivait enfin à destination. Elle ouvrit directement la porte et entendit un vague grognement mais décida de prendre ça pour un bruit que la porte aurait fait en s’ouvrant. Elle tourna la tête vers la fenêtre et vit Gideon se relever précipitamment, la main sur le front. Ne cherchant pas à comprendre, Ella répondit à son sourire. Elle était vraiment heureuse de revoir son cousin. « Ella ! T’as été teeeellement longue.. Et puis, t’as bien failli me tuer, au passage. » Dit-il en arrivant vers elle. La demoiselle fit rapidement le lien dans sa tête entre le bruit et la main qu’il avait sur le front quelques secondes auparavant, elle se sentirait presque coupable. « Désolée Gid, je n’étais pas chez moi ce matin. Mais tu vois, je suis quand même venue ! Je suis trop gentille avec toi. » Répondit-elle en acceptant son câlin avec plaisir. Ella adorait les câlins. Puis, il l’a guidé vers les nouveaux balais tant attendus, même si elle connaissait l’endroit autant que chez elle. Elle ne put retenir un sourire amusé. Il faisait toujours ça, il la traitait comme une invitée. Ella se laissa donc guider de bonne fois. « J’espère que tu as bien tout reçu, hein. » Ella porta sa main à son menton et fit mine de réfléchir sérieusement à la question. Elle savait évidemment qu’il voulait vérifier qu’elle ait reçu le billet et qu’elle comptait bien l’accompagner au match. « Hum.. Laisse moi réfléchir.. Bien sûr que j’ai tout reçu ! » Elle lui adressa un sourire complice qui répondait totalement à sa question implicite. Elle serait là, comme toujours. Enfin, ils étaient arrivés devant la porte qui cachait les nouvelles créations de l’oncle Septimus. « Je t’aurais bien fait attendre un moment, mais là, j’en peux plus. » Résistant à l’envie de le pousser pour ouvrir à sa place et voir enfin ces merveilles, elle lui dit : « Ouvre vite ! » Enfin, la porte s’ouvrit. Ella redécouvrit cet endroit où elle avait passé une bonne partie de son enfance : l’atelier de Septimus. Un endroit bien particulier car sans mur où Septimus était actuellement. Il ne semblait pas les avoir remarqué, ou alors, il était trop concentré pour leur prêter attention. Gideon s’en approcha en jouant avec un bout de bois, et si Ella ne les avait pas bien connu tout les deux, elle aurait presque eu l’impression que le fils allait frapper son père. « Septimus.. ? Elle est arrivée. » Ella s’approcha tandis que Gideon reculait, et rapidement, elle se retrouva seule face à son oncle. « Salut tonton ! Alors, montre nous vite ta nouvelle merveille ! » La Gryffondor n’avait jamais compris la distance que son cousin avait naturellement mis entre lui et son père. Pourtant, même elle était plus proche de ses parents, et eux étaient monstrueux, tandis que Septimus était presque ouvert d’esprit pour un sang pur, et puis, il était vraiment cool, à fabriquer des balais. Ella aurait tué pour avoir les parents de Gideon. Son oncle se leva et fit quelques pas jusqu’à une table où étaient posées deux longues boîtes qui enfermaient les deux nouveaux balais. Ella sentit son cœur s’emballer, comme à chaque nouvelle fois. Septimus leur indiquât d’un signe de main qu’ils pouvaient y aller, un air fier sur le visage. Ella lui adressa un sourire rayonnant et couru presque jusqu’à sa boîte. Elle l’ouvrit rapidement et découvrit enfin le balai. Le bois brillant d’un marron presque beige le faisait paraître plus imposant qu’il ne l’était et paraissait appeler Ella. Elle avait l’impression de l’entendre la supplier de le saisir, de l’enfourcher et d’enfin voler avec. En tremblant presque d’excitation, Ella avança lentement sa main vers le bois qui se révéla être doux et frais. Elle voulait prendre son temps, profiter de ce moment inouï où un balai était manipulé pour la première fois. Le premier contact, c’était le plus important pour Ella. C’était à ce moment là qu’on sentait si le balai nous allait, ou pas. Et celui-ci, elle le sentait vraiment bien. Elle releva la tête, s’arrachant à la contemplation de l’objet et croisa le regard de son cousin. « Gid.. On doit les essayer, maintenant. » Et joignant le geste à la parole, elle sortie le précieux balai de son emballage.


(c) sweet.lips



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